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lundi 23 décembre 2019

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Les Sauvages

Les Sauvages
Qu'est-ce qu'on dit quand on veut exprimer notre désir d'être loin de la pollution, de l'artificiel, du béton, de la concentration urbaine? On dit qu'on recherche le sauvage, la nature, la pureté, la forêt, le plein air, la liberté, l'éloignement de la civilisation. Les animaux qui ne sont pas domestiqués par l'homme symbolisent pour moi cet aspect positif. On dit les animaux sauvages dans un sens qui n'est pas négatif, même s'il y a du plus et du moins dans la bête laissée à elle-même. Elle peut en effet attaquer et tuer l'homme, comme le grizzly, l'ours blanc, le coyote même. Je viens de m'acheter un livre qui s'intitule On nous appelait les SAUVAGES. Souvenirs et espoirs d'un chef héréditaire algonquin. Il a été écrit par Dominique Rankin et Marie-Josée Tardif. Plus de 150 pages avec un bon nombre de photographies au centre du volume. Ce mot sauvage écrit en lettres majuscules m'a toujours fait réfléchir. Comment a-t-on pu, au fil du temps, rendre tabou un aussi beau mot de la langue française? Au point qu'on entende des Blancs dirent ''je me demande bien qui sont les vrais Sauvages'' quand on parle de Blancs qui ont fait du mal. Sauvage est alors vu comme négatif. Mais c'est d'êtres humains, de personnes dignes dont on parle quand on dit alors Sauvages... C'est très positif, le mot sauvage. Mais les premiers arrivants sur le continent ne sont pas des animaux. Eux comme nous disons aborigènes, Anichnabés, Indiens, autochtones (incluant les Inuits et Indiens), membres des premières nations, premiers Américains, gens de terre, naturels... Ailleurs dans le monde, on dit indigènes. Et on disait déjà sauvages, donc. Ce mot vient du vieux français et ça s'écrivait jadis fauvage. On voit tout de suite le mot fauve. Et dans sauvage, on voit le mot sauve, comme une bête qui se sauve devant un danger imminent. Un être humain peut avoir intérêt à se sauver devant un autre. Il n'y a pas de peuples mauvais. Les Rouges ne sont pas méchants, les Blancs non plus, les Noirs non plus, les Jaunes non plus. Et la race humaine, qui regroupe tout ce qui est homme, n'est pas mauvaise, à la base. Mais tout le monde n'est pas beau et gentil. L'homo sapiens sapiens a le pouvoir du mal et du bien. Ce peut être individuellement et même étatiquement. On retrouve talents et qualités dans tout être humain. Collectivement, il y a eu de l'organisation. Elle est différente d'un peuple à l'autre. Il y a des variantes dans la langue, la culture, la religion, l'administration, etc. Mais, sur Terre, on retrouve de plus en plus des dénominateurs communs poussés, ceci dans l'habitation, le transport avec le train, l'automobile, l'avion, en raison des inventions, de l'évolution, à cause de l'électricité, du pétrole. La Révolution industrielle a beaucoup changé la donne. Plaçons nous un instant au vrai de vrai contact, quand les Blancs ont commencé à s'installer, à s'établir en Amérique. Est-ce que les peaux blanches polluaient en 1534 et avant? Difficilement! Est-ce que les peaux rouges polluaient pendant les milliers d'années où ils ont été seuls en sol américain après la fin de la glaciation wisconsinienne amorcée en -18 000 avant Jésus-Christ? Non. Ils ne le pouvaient pas, physiquement. Tout était naturel. Même pour les Blancs. Au delà de l'invasion, de l'arrivée de l'envahisseur qu'est l'homme blanc (langage d'ailleurs utilisé au Musée de la civilisation, par les anthropologues, archéologues, ethnologues, etc), au delà de l'accaparement des terres ancestrales millénaires des Indiens et de l'administration à la blanche sur le plan territorial, social, économique, culturel, il y a eu l'arrivée de la pollution, la véritable, celle qui ne se corrige pas dans le temps que la Terre digère pipi et caca. La Révolution industrielle, l'utilisation du pétrole, la chimie, la remontée à la surface de la planète de moult éléments à bien gérer, etc. l'ont amenée. Mais c'est l'homme hors contrôle, insouciant, inconscient qui pollue, parce que c'est entre ses mains que passent les plastiques, les produits pétroliers, chimiques, les appareils générant des rayons ionisants provoquant tumeurs et cancers, la bombe atomique, etc. Tous les humains sont responsables de la pollution à tout niveau, laquelle est produite jusque dans les plus hautes couches de l'atmosphères avec des millions de débris filant en orbite à des vitesses vertigineuses, devenant des projectiles létaux. Il y a solidarité à cet égard, qu'on le veuille ou non. Nous sommes tous utilisateurs. Tout ce qu'on peut faire, c'est bien gérer notre consommation, notre façon de vivre. Avoir aussi une bonne hygiène de vie, pratiquer les vertus plutôt que les vices, imparfaits que nous sommes, pauvres humains. Certains se réservent des temps dans l'année pour se rapprocher un peu de la vie sauvage, de la vie du colon (autre mot qui peut être péjoratif, si on le veut), comme mes aïeux. Sinon pour y vivre un temps en bons contemporains responsables, en humains de 2019, 2020. C'est ce qu'on fait quand on va en forêt pour pratiquer différentes activités. On recherche la paix, l'harmonie. On ne doit pas jeter nos déchets par terre, dans le bois comme en ville. On ne vit pas dans une poubelle. Tout ce qu'il y a de bon, on peut faire en sorte que ça se retrouve dans notre coeur, dans notre âme, dans notre esprit, dans notre corps, dans notre maison, dans notre quartier, dans notre ville, dans nos petit, moyen et grand pays, sur la Planète bleue.