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dimanche 21 novembre 2010

LA RÉGION DE VAL-D'OR


Texte à venir. G.L.

LA GRANDE RÉGION NATURELLE DE L'ABITIBI


Si l'Abitibi-Témiscamingue est sur la carte, c'est grâce à ses citoyens, regroupés au sein d'une foule de communautés plus ou moins populeuses. On en retrouve 18 dans la région d'Amos, 24 au Témiscamingue, 22 en Abitibi-Ouest, 16 à Rouyn-Noranda et quelques-unes dans la région de la Vallée-de-l'Or (Val-d'Or, Malartic et Senneterre pour les principales). Il y a d'abord bien sûr les chefs-lieux: Ville-Marie pour le Témiscamingue, Amos pour la MRC d'Abitibi, La Sarre pour l'Abitibi-Ouest, Val-d'Or pour sa région (MRC de la Vallée-de-l'Or) et enfin Rouyn-Noranda qui est une ville-région et dont ses quartiers étaient il n'y a pas si longtemps des municipalités. On parle maintenant de localités ou quartiers, parce qu'on n'a pas déménagé Beaudry, Rollet ou Évain au centre de la ville. Le vécu continue à se faire sur le terrain, au sein de chaque agglomération. Voici quelques faits saillants pour LA GRANDE RÉGION NATURELLE DE L'ABITIBI. Une région distincte du Témiscamingue, située immédiatement au nord de la région témiscamienne.
Comme la nature et les animaux ne reconnaissent pas les frontières politiques fixées par l'homme, l'Abitibi est une région naturelle partagée presque à parts égales entre l'Ontario et le Québec. L'Abitibi occupe les fonds argileux et sabloneux (clay belt)d'un grand lac post-glaciaire, d'abord le Barlow-Ojibway, plus tard le Ojibway, la partie sud du lac s'étant séparée à la faveur d'un soulèvement de la Terre et de l'écoulement d'une masse d'eau colossale par la fosse tectonique du lac Témiscamingue. La région abitibienne a été ouverte à la colonisation blanche en 1912, grâce à la construction du chemin de fer transcanadien. Surtout en 1916, quand la voie ferrée a débouché à Québec en passant par La Tuque, en Mauricie-Bois-Francs. Elle est riche en minerais divers (surtout en or et argent pour les métaux précieux et en cuivre et zinc pour les minéraux plus usuels), en forêt comme le Témiscamingue fondé 30 ans plus tôt ainsi que, à un moindre degré, en terres arables, c'est-à-dire exploitable pour l'agriculture.
Il faut savoir que l'Abitibi faisait autrefois partie de la Terre de Rupert, territoire qui n'appartenait pas au Canada et donc pas au Québec. C'est quand le gouvernement fédéral s'en est finalement porté acquéreur, en 1870, que cette terre appartenant vraisemblablement par concession à la Compagnie de la Baie d'Hudson (pendant 200 ans après l'acquisition de sa charte en 1670) a pu faire partie du Canada qui a alors créé les Territoires du Nord-Ouest. Une trentaine d'années plus tard, en 1898, l'Abitibi a été détachée des TNO et est devenue québécoise, tout en demeurant bien sûr canadienne. L'Abitibi fêtait en ce sens ses 100 ans en 1998. On pouvait dès lors dire que l'Abitibi constituait la cour arrière du Québec. Un endroit à développer, ce qui n'a pas tardé. Son territoire allait jusqu'à la rivière Eastmain. À cet effet, l'Abitibi se définissait à l'origine par son hydrographie. C'était d'abord le territoire au nord de la ligne de partage des eaux. Le Témiscamingue, c'était donc le sud de cette ligne de séparation des eaux entre le servant de la baie d'Hudson et le versant du fleuve St-Laurent. Le territoire abitibien comprenait alors les bassins des tributaires du sud de la baie James: rivière Harricana, rivière Nottaway, etc. Ce sont d'ailleurs les cours d'eau qui ont permis de commencer le développement de l'Abitibi et cela avant la construction de la ligne Trans-abitibienne pour les trains. La traite des fourrures et l'industrie du bois ont amené les Blancs jusque là, d'abord par le truchement de la Rivière historique, l'Outaouais.
Précisons que l'Abitibi a été atteinte en 1686 par le chevalier de Troyes, le père Sylvie et les frères Le Moyne, fils de Charles L. (fondateur de Longueuil), dont Pierre L. dit d'Iberville. Justement par cette même rivière Ottawa. Rendue au lac Témiscamingue, l'équipée a emprunté des plans d'eau du côté ontarien du lac Témiscamingue, puis d'autres au Québec et enfin de nouveau des cours d'eau ontariens, pour gagner la baie James, leur objectif. Sinon, ils auraient dû se ''taper'' les quinze rapides au nord du ''Lac profond'', ce qui aurait été impensable avec tout l'équipement qu'ils transportaient et qu'ils auraient été obligés de portager.

SI FACEBOOK N'EXISTAIT PAS, IL FAUDRAIT L'INVENTER


Est-il vrai que Facebook n'en aurait que pour cinq ans? Personne n'est devin. C'est sûr que celui qui en a l'autorité peut toujours fermer le commutateur à un moment donné si la machine ne fait pas ses frais. Mais, à la base, comme système de communications pour relier les proches, parents et amis, il est assez formidable. Il est interactif, dans la mesure où on est ami avec quelqu'un. Et l'interactivité peut être immédiate, aux secondes près. Il peut aussi servir de bureau de postes électronique. Au pire, on pourrait peut-être en venir à devoir payer pour profiter de Facebook... Mais pas sûr. Car la publicité, encore une fois, pourrait intervenir fortement. En effet, on ne paie pas, par exemple, pour la TV, laquelle est dans tous les foyers. C'est pour le satellite ou le câble qu'on paie. En fait, si Facebook cesse d'exister, un humain va en faire un autre. Parce qu'il appartient à l'humanité et existe en soi, comme l'eau, l'air, la terre et le feu. D'où mon titre: SI FACEBOOK N'EXISTAIT PAS, IL FAUDRAIT L'INVENTER. Il ne s'agirait que de réenclencher un système toujours plus efficient. Les ondes électroniques sont libres. L'ordinateur personnel est bien implanté dans de plus en plus de foyers. On ne peut plus faire marche arrière. C'est impossible! À mon sens, en tout cas. La question qu'on peut se poser, toutefois, est la suivante: se pourrait-il que Google acquiert Facebook? Je verrais ça, moi. Pour plusieurs raisons. Notamment parce qu'on se réfère souvent à Google pour publier sur Facebook, avec Google web, Google images, etc. De sorte que ça devient un tout.

LES GRANDS CLIMATISEURS NATURELS


L'eau. H2O. Deux atomes d'hydrogène, un d'oxygène. L'eau, un composé élémentaire, mais combien essentiel. À grande échelle, l'eau agit comme un climatiseur, pour la planète. L'eau a la propriété de conserver la chaleur, mais aussi le froid. Le processus d'acquisition ou de perte est lent, avec l'eau. L'air aussi a ces... propriétés. Mais ce fluide perd plus vite sa chaleur et son froid. D'un autre côté, il les reprend plus rapidement. Ces processus tantôt lent, tantôt rapide, favorise la vie sur Terre, tant pour la faune (dont l'homme fait partie) que pour la flore. Dans le plus petit comme dans le plus grand. Ces phénomènes, on peut les observer à grande échelle dans des régions-soeurs comme l'Abitibi-Témiscamingue, l'Outaouais et les Laurentides. Là, on retrouve de grands lacs- réservoirs, toujours naturels à la base, qui créent des micro-climats. On parle de plans d'eau de bonne envergure comme les Baskatong (Mercier), Cabonga, Dozois, Decelles, Abitibi, Simard, Des Quinze, Témiscamingue, Kipawa, Preissac, Malartic et Parent. Même lorsqu'on est en été et que ces nappes d'eau fournissent de la chaleur, on considère tous nos lacs comme étant des étendues d' ''eau froide''. Cela, on l'apprend en plongée sous-marine. Été comme hiver, l'eau au fond de nos lacs est à une température de plus ou moins 3 degrés Celsius. C'est froid. Sans une combinaison spéciale, on y mourrait d'hypothermie. Mais, en surface, il en est autrement, sur une certaine épaisseur. C'est cette couche d'eau tiède plus ou moins épaisse qui contribue à agir sur la température des environs, jusqu'à un certain point. Et c'est cette même eau gelé qui, parce qu'elle met du temps à fondre, va maintenir dans la fraîcheur le territoire ambiant. Il faut avoir été témoin au moins une fois dans sa vie de l'étape où une première couche de glace se forme sur un lac, à la faveur de la température critique, sous zéro. J'ai personnellement entendu une baie du lac Kipawa geler, une nuit. Le son que ça fait est assez extraordinaire. C'est une sonorité de plastique. La glace est d'ailleurs un matériau plastique. On le constate dans le lent mouvement des glaciers. Il n'en demeure pas moins que le climat et les températures sont cependant davantage régulé par l'air et c'est l'air qui régule la température de l'eau, répondant à l'apport de chaleur que lui aura procuré le Soleil. Plus il y a de rayonnement, plus il y a de chaleur. Le temps d'exposition aux rayons du Soleil joue aussi sur le gain d'énergie calorifique. C'est entre l'équinoxe de printemps et l'équinoxe d'automne qu'on emmagasine le plus de chaleur. Et cette chaleur, contenu dans l'air et l'eau, fait en sorte que le changement des températures n'est pas drastique pendant le voyage vers le solstice d'hiver. On remarquera que c'est après le jour le plus court qu'on subit les grands froids et que l'hiver pince pendant plusieurs semaines. C'est le même phénomène qu'avec les grands plans d'eau. L'effet de la chaleur persiste. L'effet du froid persiste aussi. C'est l'effet climatiseur. Pour prendre deux images, on se retrouve tantôt avec un bloc de glace qui fait son effet dans le temps, tantôt avec un foyer entouré de pierres qui continue de communiquer de la chaleur même après s'être éteint. C'est l'action du froid sur nos vies qui me fait discourir sur ces questions. Je constate par exemple que le Canada est résolument un pays nordique. La moitié de la frontière sud du deuxième État du monde est le 49e parallèle. Or, d'après le Code Louis-Edmond-Hamelin, le Nord commence au 49e parallèle. Le territoire canadien se trouvant en dessous du 49e parallèle ne représente que la grandeur de la Nouvelle-Angleterre. Cette ''frontière du froid'' part de Fort France et Thunder Bay et se dirige vers l'île St-Jean (Terre-Neuve) en coupant très exactement Matane et la Gaspésie. L'Abitibi, le Témiscamingue, l'Outaouais et les Laurentides se trouvent aussi au Sud, d'après le Code LEH. La partie la plus méridionale du Canada est la péninsule ontarienne, où on retrouve Toronto, Hamilton, Windsor. En fait, le territoire le plus au sud du pays est Middle Island, dans le lac Érié.

mercredi 17 novembre 2010

Les canards (Tetesaclaques.tv)

L'ours (Tetesaclaques.tv)

L'ours (Tetesaclaques.tv)

La pêche (Tetesaclaques.tv)

La chasse (Tetesaclaques.tv)

Les orignaux (Tetesaclaques.tv)

samedi 13 novembre 2010

LA GRANDE GÉNÉRATION ÉLECTRIQUE

À propos de la musique... J'ai remarqué, ici comme au Nouveau-Brunswick où j'ai pu écouter les postes radiophoniques The Fox et FRED, sur le FM, que la musique qui jouait au cours des décennies passées, 1950, 1960, 1970, 1980, 1990, 2000, persiste aujourd'hui, à la radio, à la télévision, sur internet. Alors que la musique de mon père, qui jouait plus tôt, dans les années 1920, 1930, 1940 et qui a duré encore un bout sur ''les ondes'' dans les années 1950 et un peu dans les '60, a fini par se retrouver dans des ''niches'' plus sélectives. Pourquoi? C'est à cause de l'électricité. Nous sommes de la génération électrique. Cette forme d'énergie permet la production d'une multitude de sons, à partir d'instruments variés. Comme l'air, le métal et d'autres matières comme le bois, les peaux animales et les matières plastiques permettent encore la production de sons extraordinaires. La musique profite ainsi d'un plus grand choix dans la production des sons, de nos jours. Mais l'électricité est beaucoup au centre de la musicalité contemporaine. On remarque que la batterie (ensemble de tambours et de cymbales) en plus d'autres instruments de percussion restent très présentes dans nos groupes actuels. On note aussi que les instruments à cordes (comme le violon) et à vent (comme le saxophone) enrichisse la musique dite électrique qui est l'objet de mon propos aujourd'hui. On le voit dans la musique des Rolling Stones, de Pink Floyd, d'INXS et de combien de groupes dont plusieurs actifs en 2010. L'électron rallie donc plusieurs générations, sur le plan musical. Et l'être humain ne cesse de créer, avec ce moyen. Et l'arbre de la musique donne toujours plein de fruits dont de nombreux sont plus appréciés que d'autres. Ce sont ceux qu'on appelle des succès, des tubes, des singles, des oeuvres populaires immortelles comme le classique en a données par le passé avec les moyens du bord (instruments à cordes et à vent et percussions, etc). Une chose à ne pas oublier dans tout cela, toutefois. La voix humaine. L'instrument des instruments, une merveille en ce monde. Merci. Ghislain Loiselle.

samedi 6 février 2010

J'AI RECULÉ DANS LE TEMPS, DE 130 000 ANS!

Je me suis construit une machine à reculer dans le temps. Elle m'a téléporté jusqu'à 130 000 ans avant 1950. Quand je suis arrivé, c'était la fin de l'époque glaciaire illinoienne qui avait commencé il y a 250 000 ans et a duré 120 000 ans. La calotte glaciaire nordique se met donc présentement à fondre résolument. Mais la fonte ne se fera pas en un an, ni même en un siècle. Il faudra attendre 8000 ans avant que les falaises de glace qui se trouvent présentement à New York et très au sud de Chicago soient rendues au pied du Témiscamingue là où la rivière Dumoine se déverse dans la rivière Outaouais à l’heure de votre horloge, en 2010. Pendant 30 000 ans, il va donc y avoir réchauffement de la planète. L’homme n’y contribuera aucunement. Il y en a très peu sur Terre. Et il y a des Néandertaliens. Cette période porte le nom de sangamonienne. 30 000 ans d’interglaciaire, donc. Une période chaude exactement comme celle qu’on connaît, avec des forêts, des lacs, des rivières, des animaux. L’homme n’y est pour rien dans ce réchauffement, pas plus qu’il y est pour quelque chose si la Terre tourne sur elle-même. Et dans 30 000 ans, donc, il va encore y avoir une période glaciaire, la wisconsinienne. Elle va durer 90 000 ans. C’est au terme de cette glaciation que les humains qu’on connaît, l’Homo sapiens sapiens, vous et moi, vont se révéler à la face du monde. Je fais une pose, le temps de me téléporter au début de cette nouvelle époque de déglaciation... Je passe par-dessus l'époque glaciaire du Wisconsin, la dernière qu'on a connue... Voilà, je viens d’arriver. Je suis actuellement en l’an 20 000 avant 1950. Une nouvelle période de réchauffement de la Terre commence après 90 000 ans de glace. Il y a eu une douzaine deglaciation et de déglaciation depuis le début de l’ère quaternaire, 1 million d’années avant 1950. C'est dans cette même période interglaciaire que vit l'homme de 2010. Mais on ne sait pas quand on va atteindre le pic de réchauffement. En tout cas, il va falloir 8000 ans avant que la grande tuque blanche que la planète a actuellement sur la tête remonte pour dégager ses yeux qui sont présentement cachés. C’est une image pour illustrer la calotte glaciaire qui a atteint son apogée au sud il y a 20 000 ans. Je remonte dans ma machine pour m’en aller maintenant en l’an 12 000 avant 1950… Bon, m’y voilà. Je suis présentement au pied de l’inlandsis, au sud du Témiscamingue. Je touche les parois glacée de mes propres mains. Il y a, à plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest, un immense lac, le lac Algonquin, qui rassemble en fait les Grands Lacs qu’on connaît. Plusieurs centaines de kilomètres à l’est se trouve un autre lac immense, le lac Iroquois, qui est en fait le fleuve St-Laurent gonflé à bloc, au même niveau que l’océan. C'est à faire dresser les cheveux sur la tête. Mais dans 2000 ans seulement, on va commencer à voir se dessiner nos cinq Grands Lacs. En plein milieu de l’Abitibi-Témiscamingue, il va y avoir le lac Barlow et la majeure partie du Témiscamingue sera rendue exempte d’eau. On y sera sur la terre ferme, avec quand même la présence du lac Témiscamingue, du lac Kipawa et des autres. Au sud, il y aura la mer de Champlain. Et dans 3600 ans, l’Abitibi sera toute en eau et le Témiscamingue comme en 2010, avec tous ses plans d’eau. Notre voisine du nord (l’Abitibi) baignera dans un lac colossal qui s’étendra jusqu’à l’ouest de la mer d’Hudson et bien au delà. J'en ai des frissons. Ce sera le lac Ojibway. Toutes les plus hautes collines qu'on y connaît seront des îles: collines Abijévis, mont Plamondon, etc. La calotte glaciaire recouvrira encore tout le sud de l’Hudson incluant la baie James. Le bouchon de glace sera tellement immense au nord du lac Ojibway que toute l’eau sera forcée de couler vers le sud et le lac Témiscamingue sera un gargantuesque évacuateur de crue. Son nom algonquin peut bien faire référence à sa profondeur (Témiscamingue : lac profond). Mais, quand la calotte va peu à peu regagner le Pôle Nord, comme à chaque 100 000 ans grosso modo, la croûte terrestre dégagée de cette masse de glace et donc de ce poids dépassant l’entendement va se relever. C’est le mouvement dit isostatique, comme une boule de caoutchouc qui reprend sa forme après qu’on l’ait écrasée. Et là, l’eau va virer de bord à partir d’une certaine ligne naturelle dite de partage des eaux, se séparant entre le bassin de la mer d’Hudson et celui du fleuve St-Laurent. Pendant la présente période interglaciaire, appelée Holocène, ce qui veut dire «actuelle », l’homme n’y a été pour rien dans le réchauffement de la Terre, jusqu’à la révolution industrielle, vers 1800. On accélère un réchauffement naturel. On ignore quand débutera la prochaine ère de glace. Mais il se pourrait qu’à cause de l’effet de serre, elle pourrait commencer plusieurs milliers d’années plus tard. D’autres par contre affirment qu’une glaciation pourrait se produire plus tôt, à cause justement du déséquilibre qu’on crée. Trop d’eau douce dans l’eau salée, dérapage dans le mouvement des courants océaniques qui agissent à la fois comme élément de chauffage et de climatisation. En terminant, croyez-le ou non, là où je demeure, sur ma terre à Évain (Rouyn-Noranda), la rivière Pelletier qui la traverse en largeur coule vers le St-Laurent alors que le petit ruisseau au bout de ma terre coule vers la baie d’Hudson. La ligne de partage des eaux passe en effet au nord de ma terre où ma machine à voyager dans le temps vient de me ramener.
N.B. Si je prends comme référence l'année 1950 plutôt que l'an 0 (Jésus-Christ), c'est parce que les ouvrages scientifiques, d'archéologie notamment, font de même. C'est AA pour eux, c'est-à-dire avant aujourd'hui, et aujourd'hui, c'est 1950, année de la mise au point du procédé de datation au carbone 14.

dimanche 24 janvier 2010

J'AIME LES ALGONQUINS! JE SUIS ALGONQUIN DE COEUR!

J'ai publié ce texte lors de la campagne électorale en vue de l'élection fédérale d'octobre 2008. J'étais alors sur le bulletin de vote, comme candidat indépendant dans la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue.

''J’ai un aveu à vous faire. J’aime les Algonquins! Je sais qu’ils ont la réputation de toujours voter libéral. Je dis ça parce que j’écris présentement sur mon site qui en est un politique. Je m’en fous. Mon cœur est avec eux, il l’a toujours été et il le sera toujours. C’est une histoire d’amour. Et ça, c’est incontrôlable.
Si j’étais élu, le mardi 14 octobre prochain, je les servirais comme je servirais sans distinction toute la population de l’Abitibi-Témiscamingue. Il n’y aurait plus de couleur. Ou plutôt, il y aurait toutes les couleurs.
Le penchant favorable que le "Blanc" que je suis a pour les "Peaux Rouges" (ce drôle de nom vient du fait qu'ils se ''maquillaient", dit-on, avec de l'ocre, mais moi je dirais que c'est tout simplement parce qu'il était grillés parce que vivant beaucoup dehors et qu'au fil des millénaires une pigmentation s'est implantée à demeure) de notre belle grande région a commencé quand j’étais enfant, alors que je demeurais à Belleterre. Quand je me suis réveillé à la vie, j’ai vite constaté qu’il y avait des Amérindiens dans ma petite ville et qu’elle était autant leur ville qu’à moi. Ils étaient différents de moi. J’étais différent d’eux. On appelait alors la troisième avenue la rue des Indiens. C’est surtout là qu’ils habitaient. C’était dans les années 1960. Je suis né en 1957.
Que de propos racistes j’ai entendu depuis longtemps. Que de violence j’ai vu commettre à l’encontre de représentants des Premières Nations. J’ai aussi vu l’inverse parfois. Tant pour les Blancs comme pour les autochtones, l’alcool était évidemment toujours en cause. L'intoxication à toujours fait des malheurs. Sans cela, pas de problème.
Les Algonquins sont des gens naturellement bons. Les ''Peaux blanches'' aussi me direz-vous. Mais c'est particulier chez eux. Je me souviendrai toujours du jour où, en 1984, on venait de longer le lac Simard depuis la rivière Outaouais jusqu’à l’embouchure de la rivière Winneway. Il pleuvait. Il n’avait cessé de pleuvoir et de venter. Heureusement, il faisait doux. C’était en été. On était néanmoins rendus pas mal au bout du rouleau, n’ayant jamais pu arrêter depuis notre sortie de la rivière Outaouais et notre entrée dans le lac Simard. À un moment donné, on est arrivé à une pointe où il y avait un attroupement d’Algonquins. Ils se sont empressés de nous indiquer un endroit non loin de là où on allait pouvoir se mettre à l’abri. Et ils étaient prêts à nous accueillir. Ils avaient le souci de nous venir en aide. "Tout droit, par là", disaient-ils. Il y avait une cabane, leur cabane, et nous avons été bien contents de nous y retrouver. Notre parcours depuis Rouyn-Noranda allait finir au pied du barrage de la centrale hydroélectrique de Winneway, le lendemain.
J’ai deux cousins qui ont du sang algonquin. Leur père est au quart Algonquin. Eux le seraient donc au huitième? Ça me fait rire, parce que Martin ressemble tellement à un Algonquin malgré toutes ces générations qui le séparent du 100 % Algonquin. Un jour, il est allé en Floride et une Indienne de là-bas lui a tapé sur l’épaule dans une salle de billard et lui a dit, en anglais,"Hé! T’es Indien toi!"
Je pense toutefois qu’être Algonquin est plus une affaire d’esprit que de sang. C’est un peu comme dans l’Église universelle (catholique). On a appris que l’esprit est plus fort que le sang.

ALGONQUIN DE COEUR
Ainsi, j’aimerais lancer le projet Algonquin de Cœur. Celui qui y adhèrerait s’engagerait, parce qu’il aurait donné son cœur aux Algonquins, à tout faire pour que ces derniers soient heureux. Ça pourrait prendre une multitude de formes. La première forme serait cependant qu’il n’y aurait plus de mal véhiculé à propos d’eux, en pensée, en paroles, en actions, en omissions. Quand je pensais à cela, je me disais, faudrait-il, dans une pareille affaire, que ce soit un chef algonquin ou je ne sais qui qui devrait proclamer quelqu'un Algonquin de cœur. Peut-être. Après tout, on ne se baptise pas soi-même. Mais nos décisions sont toujours personnelles. Quoi qu’il en soit, je lance l’idée du mouvement des Algonquins de Cœur. Parce qu'ici en Abitibi-Témiscamingue, ce sont eux, les Inicinabe. Et ça n’a rien à voir avec la politique. C’est normal que nos frères algonquins votent "Rouge", affirme le "Visage pâle". Mais là, il va falloir qu'ils votent indépendant. Ha ha. J'espère que les Blancs seront nombreux à avoir un préjugé favorable envers ceux qui nous ont accueillis et nous ont fait confiance, au contact, en 1534, ceux dont les ancêtres sont arrivés peu après le retrait du grand glacier continental, il y a plusieurs milliers d'années, en provenant, dit-on, d'un secteur de la Mongolie occupés par des gens qui n'ont pas la tache caractéristique mongole. Encore aujourd'hui, on enseigne dans les écoles de Mongolie de c'est une petite tribut non mongole de sang, mais vivant en Mongolie, qui a traversé le détroit de Bering pour aller peupler l'Amérique. Et ces gens ne ressemblent pas aux Mongols. Ils sont comme les Amérindiens d'ici et vivent encore aujourd'hui en Mongolie.
En terminant, j’aimerais conter une petite histoire que j’ai entendu raconter par une Indienne d’une nationalité amérindienne que j’oublie. Un jour, un homme demande à une Indienne, es-tu une Indienne? Elle lui répond oui. Bien alors où sont tes plumes?, rétorque-t-il. Elle lui réplique aussitôt, j’ai dis que j’étais une Indienne, pas un oiseau! C'était une petite blague plate de Loiselle.''

samedi 23 janvier 2010

ON ACCÉLÈRE LE RÉCHAUFFEMENT NATUREL DE LA TERRE

La Terre se réchauffe sans notre concours depuis la fin de la dernière époque glaciaire, jusqu'à ce que l'homme intervienne de façon artificielle sur son réchauffement naturel par ses activités industrielles commencées il y a quelques centaines d’années, l'accélérant du coup.
Nul doute que la nature, sans le concours de l'homme, aurait amené le réchauffement de la Terre au stade actuel, mais beaucoup plus tard. Ce qui me fait croire que la Terre pourrait résister à sa prochaine période glaciaire par l'effet de serre qu'on est en train de créer. Lisez plutôt.
On est présentement en interglaciaire Holocène. Ce n’est pas n’importe quoi. Interglaciaire signifie entre deux périodes glaciaires. Ce n’est donc que depuis 200 ans que l'homme y est pour quelque chose dans la production massive de CO2. Avant qu’il ne se mette à produire des gaz à effet de serre, il n’y était strictement pour rien ni dans le réchauffement ni dans le refroidissement, pas plus qu'il est pour quelque chose avec le fait que la Terre tourne, aussi loin qu’on puisse aller en arrière.
Voici d’ailleurs les époques glaciaires et interglaciaire depuis un million d'années et je ne pense pas qu'il y avait bien des humains sur Terre en ces temps-là et qu’on a pu y être pour quelque chose dans le réchauffement de la planète à l’époque:

Nébraskien (glaciaire ou de refroidissement, commencée il y a 900 000 ans)
Attonien (interglaciaire ou de réchauffement, commencée il y a 800 000 ans)
Kansanien (glaciaire, commencée il y a 500 000 ans)
Yarmouthien (interglaciaire, commencée il y a 400 000 ans)
Illinoien (glaciaire, commencée il y a 250 000 ans)
Sangamonien (interglaciaire, commencée il y a 130 000 ans)
Wisconsinien (glaciaire, commencée il y a 100 000 ans)
Holocène (interglaciaire, commencée il y a 10 000 ans et le réchauffement se poursuit, malheureusement accéléré par l'homme)

Source: p. 12 Abitibi-Témiscamingue. De l'emprise des glaces à un foisonnement d'eau et de vie. 10 000 ans d'histoire. Sous la direction de Fernand Miron avec la collaboration d'Anita Royer aux Éditions MultiMondes/Mimule. Et voir PP. 9, 13, 14, 15 et 16.
D'après le mathématicien yougoslave Milan kovitch, ça aurait rapport avec des changements périodiques de l'orbite et de l'axe de la Terre pendant son voyage autour du Soleil et durant le voyage du système solaire dans la voie lactée. La cyclicité des périodes glaciaires et interglaciaires prouvent sa théorie.
N’importe quel scientifique ou spécialiste digne de ce nom vous dira par ailleurs que, grâce à des échantillons de sédiments déposés au fond de lacs jadis recouverts par l'ancienne mer de Champlain dans lesquels on retrouve des éléments-témoins de vie végétale, la dernière époque glaciaire a pris fin il y a quelque 13 000 ans (voir une des toutes dernières émissions Découverte, Radio-Canada) et que le grand glacier continental a commencé à dégager l’Abitibi-Témiscamingue de sa masse épaisse et lourde il y a environ 10 000 à 12 000 ans (lire Abitibi-Témiscamingue. De l’emprise des glaces à un foisonnement d’eau et de vie. 10 000 ans d’histoire), ce qui correspond à l’arrivée peu après des premiers autochtones dans la région, il y a 8000 ans (voir littérature d’Archéo 08). Cela signifie donc que la planète a commencé à se réchauffer il y a 13 000 ans alors que l’homme n’était même pas pollueur sur la Terre à l’époque. L’homme est-il donc responsable de ce réchauffement jusqu’à l’an zéro? Non. Est-il responsable du réchauffement de l’an 1 jusqu’à 1800 ? Non. Le réchauffement durant cette période précise est-il donc naturel? Oui. La réalité est-elle donc que l’homme accélère en fait ce réchauffement et qu’il le fait juste depuis le début de la révolution industrielle? Oui. Ça fait combien de temps cela? À peu près 200 ans. Si l’homme n’était pas arrivé dans le décor, le réchauffement naturel de la Terre se poursuivrait-il? Oui. On ne peut pas empêcher la Terre de se réchauffer naturellement pas plus qu’on peut l’empêcher de tourner. On peut toutefois intervenir sur le réchauffement artificiel, celui qu’on fait.
Un hiver de 100 000 ans!
Jusqu’à quand se réchauffera-t-elle? De façon naturelle, ça aurait été jusqu’à la fin de la période interglaciaire Holocène dans laquelle on se trouve présentement et qui aurait normalement duré la période de temps prévue dans la cyclicité de l'orbite de la Terre. Mais le réchauffement pourrait s’allonger de quelques milliers d’années, d’après le livre Quid, à cause justement de l’homme! Et le "à cause" pourrait ainsi devenir un "grâce à" si on tient compte du fait que les calottes glaciaires, sans l'effet de serre, se mettrait sans cela à redescendre inexorablement vers les tropiques, comme une tuque blanche qu'on rabattrait jusque par-dessus nos yeux à chaque 100 000 ans. Mais l'absence de lumière pendant cet apogée aux 100 000 ans pourrait-elle venir à bout de la chaleur retenue dans la serre terrestre? Je l'ignore.
Quoi qu'il en soit, le réchauffement de la Planète bleue se poursuivra jusqu’au début de la prochaine époque glaciaire et elle devrait bien avoir lieu si les forces de la nature ne sont pas contrecarrées par une autre force, celle de la chaleur! Quand la prochaine époque glaciaire commencera-t-elle? Le cycle époque glaciaire et époque inter-glaciaire, je le répète, est grosso modo aux 100 000 ans et ce depuis le début de l’ère quaternaire, il y a 1 000 000 (un million) d’années. C'est tout ce que je peux dire. Je ne suis pas devin. Je ne connais pas l'avenir. Mais je peux dire qu'il y a donc eu 10 grosses époques de réchauffement de la planète qui ont eu un début et une fin depuis un million d’années. Et dans une époque, il peut y avoir de plus courtes glaciations et de plus courts interglaciaires. On a des preuves d'avancées glaciaires en Abitibi après pourtant qu'une déglaciation massive se soit opérée, la dernière finalement. L’homme a-t-il été responsable des neuf autres grands réchauffements (ou périodes interglaciaires)? L’homo sapiens sapiens n’était même pas là! L’homme doit-il se voir attribuer la responsabilité du réchauffement de base de la planète qui s’est répété à de nombreuses occasions depuis un million d’années? Je le répète, ce que l’homme d’aujourd’hui fait, c’est ACCÉLÉRER le réchauffement de la planète, c’est réchauffer artificiellement la Terre.
Et c’est là qu’il faut agir.

Ghislain Loiselle

À SAVOIR SUR L'ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

J'étais candidat indépendant lors de la campagne électorale de l'automne 2008 en vue des élections fédérales 2008. C'était dans la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue, dans la grande région du même nom,au Québec, Canada. J'en avais alors profité pour préciser certains faits en lien avec le nom Abitibi-Témiscamingue qui est aussi celui de la région administrative québécoise 08. Voici ces explications que j'avais données ainsi que les commentaires que j'avais formulés. Je n'ai pas extirpé la notion politique de mon ''discours'' étant donné que j'étais tout de même dans la course pour occuper le poste de député à la Chambre des communes, pour l'Abitibi-Témiscamingue moins Val-d'Or.


Notre circonscription électorale porte le nom d'Abitibi-Témiscamingue, le même que la région administrative québécoise 08 (66 000 kilomètres carrés). Il n'en a toutefois pas toujours été ainsi. Il n'y a pas si longtemps, elle s'appelait simplement Témiscamingue et elle n'incluait pas la région d'Amos. Cette dernière faisait partie de l'autre circonscription dénommée Abitibi à l'époque. Celle-ci incluait Amos et Val-d'Or. Maintenant, Val-d'Or est seule avec le Nord et on désigne cette circonscription voisine Abitibi-Baie James-Nunavik-Eeyou.
Une circonscription est ni plus ni moins qu'un district établi pour regrouper des électeurs lors d'une élection. Au quotidien, les Abitibiens et Témiscamiens sentent bien toutefois que c'est dans des régions naturelles qu'ils vivent, non dans des limites électorales. Des régions naturelles, il y en a deux grandes, dans cette partie-ci du Québec: l'Abitibi et le Témiscamingue. L'occupation humaine ainsi que les distances ont aussi fait en sorte qu'en Abitibi, quatre territoires distincts se dessinent, d'où l'expression les Abitibis ou petites Abitibis, employée par certains. Ce sont les Abitibis de La Sarre (Abitibi-Ouest), d'Amos, de Rouyn-Noranda et de Val-d'Or. Pour le Témiscamingue, cette région naturelle en forme de corne pointant vers le sud, elle est davantage considérée comme un tout, même sur le plan humain, à cause justement de l'occupation du territoire et de l'attachement des gens. La population occupe surtout la partie nord du Témiscamingue, en plus de la bande suivant le lac Témiscamingue vers le sud. En Abitibi comme au Témiscamingue, le gouvernement du Québec a créé des municipalités régionales de comté ou MRC. C'est ni plus ni moins que ce qu'on appelle des préfectures, en France. D'ailleurs, le chef d'une MRC est un préfet, comme dans le temps des anciens conseils de comté au Québec. Pour confirmer le fait que le Témiscamingue soit considéré comme un tout, il y a une seule et unique MRC, dans cette partie de notre vaste territoire. Les Témiscamiens ont quand même quadriller un peu leur région: est, ouest, etc. Sa population est d'environ 17 000 habitants. Un peu plus au nord, en Abitibi, il y a près de 135 000 habitants répartis dans quatre MRC (Abitibi-Ouest, Abitibi, Vallée-de-l'Or et Rouyn-Noranda). Rouyn-Noranda est la petite Abitibi qui fait le pont avec le Témiscamingue, que ce soit par la route 101 ou le chemin de Rapide-Sept-Winneway. Je me plais à dire que l'Abitibi-Ouest est la plus abitibienne des Abitibis. Pourquoi? Parce que la totalité de ses eaux coulent vers la baie d'Hudson. C'est dans l'optique où le mot Abitibi signifie partage des eaux.

Abitibi, ou ''là où les eaux se séparent''
Il faut savoir qu'Abitibi signifie, en algonquin, ''partage des eaux'' ou ''là où les eaux se séparent''. Sur toute la planète, les eaux se partagent, suivant le relief, les dénivellations du terrain. Ce sont les bassins versants. Mais chez nous, c'est devenu le nom de la région parce que les Première Nations ont remarqué ce fait, là même où ils vivaient (Anicinabe... c'est-à-dire gens de terre ou gens d'ici), chez eux, eux qui voyagaient en empruntant les cours d'eau comme routes. C'était leur territoire. Et les Algonquins habitent d'ailleurs toujours ici, pour y être heureux, comme nous. Toute l'Abitibi-Témiscamingue, même jusqu'à Maniwaki, c'est le pays des Algonquins. Si vous vous intéressés un tant soit peu à la nature, prenez note qu'à Rouyn-Noranda, des eaux coulent vers la baie d'Hudson (lacs Dasserat ou Kanasuta, lac Flavrian, lac Duparquet, lac Abitibi, etc.), d'autres vers le fleuve St-Laurent (lac Preissac, lac Bousquet, rivière Kinojévis, baie Caron, lac Montbeillard, lacs Vaudray et Joannès, lac Beauchastel, lac Bruyère, rivière Outaouais, etc.). Très au nord en Abitibi, on retrouve des plans d'eau qui sont "attirés" par le fleuve. C'est le cas des eaux du secteur de Launay, alors que c'est pourtant tout près d'Amos, la Porte de la Baie-James.
Fait surprenant à signaler. Une étroite bande de territoire sépare le lac Vaudray de la rivière Kinojévis. Pourtant, l'eau de ce lac doit partir de cette proximité pour se jeter dans le lac Joannès qui doit lui-même se déverser dans la rivière Bousquet et le lac Preissac, où la rivière Kinojévis prend naissance et passe près du lac Vaudray, sur son parcours. Si on avait mis un petit navire à l'extrême sud du lac Vaudray, il descendrait le lac, suivrait le trajet indiqué et passerait juste à côté du lac, sur la rivière Kinojévis, séparé par son point de départ seulement par une étroite bande de terre.

Une région linéaire?
Si vous voulez vous amuser un peu sur le plan des connaissances générales, sachez qu'avant 1898, le territoire situé au nord de la ligne de partage des eaux faisait partie de la Terre de Rupert. La partie québécoise de cette dernière a été cédée au Québec cette année-là et c'est pourquoi on dit que l'Abitibi est née en 1898. L'Abitibi blanche, administrative, pourrait-on dire. Car Dieu sait que l'Abitibi était déjà la terre des Abitibiwinis peu après que le grand glacier continental eût fini par dégager l'Abitibi-Témiscamingue de sa masse épaisse et lourde, il y a environ 8000 ans, après avoir amorcé son retrait vers le Nord depuis Chicago et New York il y a quelque 13 000 ans, soit 4000 plus tôt. Ce qui est un peu drôle avec cette conception de l'Abitibi de 1898, c'est que le territoire du Québec d'alors qui se rendait jusqu'à la ligne de partage des eaux s'appelait le Témiscamingue. Le Témiscamingue montait aussi haut. Donc, l'Abitibi, c'était le nord de cette ligne. Or quand Québec a créé la région 10 (Nord-du-Québec) et a établi la frontière sud de cette dernière au 49e parallèle, qu'est-ce que ça laissait comme territoire entre la ligne de partage des eaux et le 49e parallèle? Si on embarquait dans ces conceptions abstraites et administratives, l'Abitibi serait linéaire, comme une bande de territoire. Ce serait la ligne de partage des eaux comme telle ma foi. Une chance que les MRC avaient été créées. C'est là qu'on voit que c'est l'occupation humaine qui crée et définit vraiment une région. Ainsi, le Témiscamingue finit maintenant entre Rollet et Roulier. Et le territoire des Abitibis se trouve de chaque côté de la ligne de partage des eaux. Lorsque le gouvernement a créé les MRC, il a consulté les résidants de Rollet pour leur demander s'ils voulaient faire partie du Témiscamingue ou de Rouyn-Noranda. S'ils avaient dit on se sent plus du Témiscamingue, le ''Témiscamingue préfecture'' serait encore plus grand. Il est vrai que Rouyn-Noranda est perçu différemment selon l'âge qu'on a et la perception qu'on a de Rouyn-Noranda. Pour d'aucuns, Rouyn-Noranda est un petit Témiscamingue ou le nord d'un grand Témiscamingue. Pour d'autres, c'est une petite Abitibi. Personnellement, j'opte plus pour cette dernière. Lise Bissonnette, journaliste originaire de Rouyn-Noranda, écrivait un texte, un jour, dans journal quotidien Le Devoir qu'elle dirigait, pour parler de son lieu de naissance. Elle l'avait intitulé d'Abitibi. Elle parlait surtout de son patelin, Rouyn-Noranda, et voyait cette ville comme appartenant nettement à l'Abitibi comme région naturelle. Mais pour de nombreux Québécois, l'Abitibi-Témiscamingue dans son ensemble, c'est tout simplement l'Abitibi. Venant du Témiscamingue, je sais bien cependant que ce serait comme dire que l'Ukraine fait partie de la Russie ou que le Lac St-Jean, c'est le Saguenay. Ou ce serait comme dire un Algonquin et un Cri, c'est pareil. Il y a des nations. Il y a des régions. Il y a des appartenances. Il faut vivre en région pour savoir cela. Et quand on l'a appris, je trouve que c'est une simple question de respect d'employer les bons mots. J'aborde donc la question du mot Témiscabitibien créé par Rémy Trudel, doctorat en administration.

Les Témiscamiens, les Abitibiens
Jamais vous ne m'entendrez dire Témiscabitibiens pas plus qu'Abitémiscamiens pour désigner ceux qui habitent cette partie-ci du Québec. Pourquoi? Parce que c'est administratif. Je m'explique. Québec a découpé l'Ouest québécois jusqu'à la baie James de façon à pouvoir l'administrer de façon structurée. Mais la région administrative 08 est en fait deux régions naturelles. Cela, les Témiscamiens le savent bien. Et des encyclopédies et livres d'histoire et de géographie l'écrivent. Ça n'empêche pas qu'on se sente bien et absolument chez nous en Abitibi comme au Témiscamingue. L'Abitibi-Témiscamingue est deux chez-soi en un. Mais, comme on dit, La Sarre, ce n'est pas Rouyn-Noranda. Et Amos, ce n'est pas Val-d'Or. C'est comme ça entre le Témiscamingue et l'Abitibi. Chaque région a son appartenance. Donc, pour moi, les habitants de l'Abitibi-Témiscamingue, ce sont des Abitibiens et Témiscamiens, comme il y a les Abbittibbis au nord et les Témiscamingues au sud, chez les Algonquins. Respect oblige. Merci.

Que se passe-t-il plus de 100 ans plus tard?
Ceci étant dit, encore un peu d'histoire. Le Témiscamingue a commencé à être occupé par les Blancs grosso modo vers 1868 et son ouverture avec l'agriculture s'est faite vers 1880 à Notre-Dame-du-Nord, au nord du lac Témiscamingue et de Ville-Marie, le chef-lieu. Le Témiscamingue a ainsi entre 128 et 140 ans et l'Abitibi près de 100 ans, pour l'installation, l'établissement, bref, la colonisation s'entend. Tous ceux qui ne faisaient que passer, et il y en a eu beaucoup, je ne les compte pas dans cette évaluation.
Qu'est-ce qui a emmené tout ce monde qui est resté en Abitibi-Témiscamingue? La traite des fourrures, le bois. L'agriculture, c'est seulement après. L'exploitation agricole permettait de s'installer vraiment et de vivre véritablement de la terre. Je me souviens d'avoir lu dans un livre d'histoire que les Indiens étaient vraiment désemparés quand ils voyaient l'industrie forestière raser leurs forêts. Dans mon vieux livre d'histoire, ça se passait dans le canton de Hull. Les bûcherons ont vite remonté la rivière Outaouais, au fil des décennies, et se sont rendus jusqu'à Matawa, puis jusqu'au Long Sault (Témiscaming), puis de part et d'autres du grand lac Témiscamingue, et en Abitibi, au delà d'Angliers et de ses 15 rapides d'avant le barrage.. Quand on passe en embarcation, en voit encore les vestiges du flottage du bois au nord du lac Simard, sur l'Outaouais, sur la rivière Kinojévis. C'est tout un monde. Heureusement que le bois repousse, quand on lui laisse le temps avant de repasser la tondeuse.
Tout ça pour dire qu'il y a plein de richesses, en Abitibi-Témiscamingue. Qu'en fait-on? Nous profitent-elles vraiment? Sans la transformation des ressources, c'est clair que des emplois nous échappent. De l'argent nous filent entre les doigts. Il ne s'agit pas ici de seulement viser à donner une forme au bois rond (2X4, 2X6, 2X8, 2X10, planche, carton, papier, panneaux de rip pressée, etc.) ou au cuivre (anodes, avec deux petits bras pour mieux les accrocher dans un wagon pour mieux les transporter à Montréal-Est pour qu'il y soit affiné). Personne ne me fera le reproche de vouloir qu'on fasse plus avec nos ressources. Un système bien installé est dur à changer. Et il faut que les gens soient entrepreneurs. Avec des fermetures temporaires ou permanentes d'usines et de scieries comme celles qu'on connaît ces derniers temps (ex. Temcell), on voit bien la nécessité de développer davantage le secteur de la manufacture. Qu'est-ce que les Chinois réalisent actuellement. Ils n'exportent pas de matière première comme nous. Ce sont des produits finis qu'ils commercialisent, comme l'ont fait les Japonais longtemps avant eux. Et ne me dites pas que leurs choses n'ont pas de qualité. On les achète tous. Sommes-nous capables de compétitionner ces pays de l'Orient qui ne paient pas cher leurs travailleurs sans doute? Il s'agit je crois de mettre en place d'abord les conditions pour qu'on puisse diversifier notre économie. La manufacturation demande du génie, c'est sûr. Mais je pense que les Abitibiens et Témiscamiens n'en manquent pas. J'ai vu des hommes construire des merveilles dans la région. Ce n'est pas obligé d'être de grandes choses. Commençons par des petites et faisons comme le pic bois. Ne lâchons pas le tronc. Trouvons nos niches, nos créneaux. Heureusement qu'il y a des gens, ici, pour songer à cela et pousser dans le sens des créneaux d'excellence. Des organisations sont en place. Il y a des fonds disponibles, par exemple le programme fédéral-provincial-municipal des infractures (qui attend juste l'après scrutin pour dire si on aura l'argent pour l'agrandissement de l'aréna Dave-Keon, ce qui est une forme de chantage, car on pense que les gens vont ainsi voter pour les conservateurs pour avoir leur aréna). D'autres sous doivent être injectés et pour des équipements régionaux structurants et ce à Amos, La Sarre, le Témiscamingue et Rouyn-Noranda. De nouveaux programmes pourraient être créés, pour les artisans par exemple. Des bailleurs de fonds doivent se lancer, faciliter le dégagement de sommes. Du capital de risque est en place. Il faut cibler et agir, appuyer le développement.. Du beau travail se fait du côté des centres locaux de développement (Québec) et des sociétés d'aide au développement des collectivités (Ottawa). En fait, plusieurs intervenants se retroussent les manches. Un député (n'oublions pas que je suis candidat indépendant et que je veux avoir la députation) est un acteur parmi d'autres, dans cette machine. Il a son bout de chemin à faire, mais jamais et surtout pas tout seul. Oui, l'activité économique est bien une machine et c'est la vie sociale qui doit en profiter. On ne vit pas pour l'argent. Mais l'argent peut aider à vivre. L'absence de moyens peut tuer, tuer une région. L'Abitibi-Témiscamingue et ses habitants veulent vivre. On se démerde chez nous. Les paliers supérieurs de gouvernement doivent tout faire pour faciliter l'épanouissement de la population d'un territoire qu'ils ont colonisé avec leurs plans. Il faut d'autres plans. Non de colonisation, mais de développement. Moi, en tout cas, je prends parti pour l'Abitibi-Témiscamingue et je voudrais bien pouvoir travailler avec mon monde pour la défense de nos dossiers desquels bien des jobs dépendent. Il vaut la peine de vivre en Abitibi et au Témiscamingue et de ne pas s'expatrier dans les grands centres urbains comme les gens s'en allaient aux États-Unis au temps de la crise économique, dans les années 1920. Merci d'aller voter à tout prix le mardi 14 octobre et de mettre un X vis-à-vis du nom de votre humble serviteur, Ghislain Loiselle Indépendant. Je pense qu'en votant pour un indépendant, c'est une bonne façon de se démarquer par rapport aux deux seuls grands partis qu'on nous offre pour gouverner depuis trop longtemps.

Ghislain Loiselle

jeudi 21 janvier 2010

LA GRANDE RÉGION NATURELLE DU TÉMISCAMINGUE

Si l'Abitibi-Témiscamingue est sur la carte, c'est grâce à ses citoyens, regroupés au sein d'une foule de communautés plus ou moins populeuses. On en retrouve 18 dans la région d'Amos, 24 au Témiscamingue, 22 en Abitibi-Ouest et 16 à Rouyn-Noranda. Il y a d'abord bien sûr les chefs-lieux: Ville-Marie pour le Témiscamingue, Amos pour la MRC d'Abitibi, La Sarre pour l'Abitibi-Ouest, Val-d'Or pour sa région (MRC de la Vallée-de-l'Or) et enfin Rouyn-Noranda qui est une ville-région et dont les quartiers étaient il n'y a pas si longtemps des municipalités. On parle maintenant de localités ou quartiers, parce qu'on n'a pas déménagé Beaudry, Rollet ou Évain au centre de la ville. Le vécu continue à se faire au sein de chaque agglomération. Voici quelques faits saillants pour la région du Témiscamingue. Mais il faut d'abord savoir que le Témiscamingue fait bien partie de la région administrative québécoise 08 appelée l'Abitibi-Témiscamingue, mais qu'il est une région naturelle en soi,comme l'Abitibi en est une (naturelle) avec ses quatre petites Abitibi (Rouyn-Noranda, Amos, La Sarre et Val-d'Or). Le Témiscamingue est située immédiatement au sud de l'Abitibi et le chef-lieu du ''Témis'' (comme plusieurs appellent cette région familièrement) est Ville-Marie (premier nom qu'a porté Mont-Royal aujourd'hui Montréal, est-il besoin de le rappeler).
Bonne lecture.

LA RÉGION TÉMISCAMIENNE

VILLE-MARIE (6 kilomètres carrés)
Cette ville est le berceau non seulement du Témiscamingue, mais de toute l’Abitibi-Témiscamingue, la région témiscamienne ayant été fondée avant l’Abitibi et le peuplement s’étant d’abord fait au sud. Elle est située sur les bords du lac Témiscamingue. On la désigne comme étant la Perle du Témiscamingue. Ce sont les Algonquins qui ont les premiers foulé le sol de Ville-Marie. Un poste de traite y a été installé dès 1679. Le chevaliers de Troyes y est passé en 1686 pour aller conquérir les postes de traite des Anglais, à la baie James. En 1720, la Compagnie du Nord-Ouest y a ouvert son poste de traite et, en 1785, un magasin général. En 1821, la Compagnie de la Baie d’Hudson, sa rivale, l’a acquise, pour ne pas dire absorbée. En 1836, une première mission religieuse est inaugurée, du côté ontarien (St-Claude). En 1863, des membres de la communauté des Oblats de Marie-Immaculée (o.m.i.) s’emmènent, d’où le nom de Ville-Marie, patrone de leur ordre, donné au lieu.
Le frère Moffet était oblat et il a œuvré à Ville-Marie. C’était sa base de départ. On le surnomme le Père du Témiscamingue, parce que c’est lui qui a travaillé plus que tout autre d’arrache pied pour cultiver et faire exploiter le sol témiscamien en installant des pionniers, ça et là, au nord et à l’est du lac Témiscamingue (Baie-des-Pères, Baie-Kelly). Les Indiens l’appelaient Maïkisis qui signifie «comme le Soleil » ou « l’homme qui se lève avant le Soleil ». La Maison du Colon à Ville-Marie est devenue la Maison du frère Moffet en son honneur, pour honorer son nom. Le frère Moffet est inhumé au cimetière du lieu historique canadien Fort-Témiscamingue, créé grâce au précieux concours du père Donat Martineau, qui se qualifiait d’Historien des Pauvres, lui-même enterré près du frère Moffet et du père Laverlochère, comme c’était sa volonté. Il méritait bien de se retrouver à son fort. S’il est un pionnier du Témiscamingue qu’il faut mettre en relief, c’est bien le frère Moffet. L’appellation Ville-Marie a été consacrée dès la fondation de la paroisse Notre-Dame-du-St-Rosaire-de-Ville-Marie, en 1886. L’érection tant canonique que civile date de 1917. On compte près de 3000 Ville-Mariens.

Ghislain Loiselle

TÉMISCAMING (715 kilomètres carrés)
Les habitants de la ville de Témiscaming sont des Témiscaminois, pour les différencier de ceux de l’ensemble de la région du Témiscamingue, qui s’appelent les Témiscamiens. Les Témiscaminois en sont néanmoins eux-mêmes. Le « minois » n’a toutefois rien à voir avec les mines, même si Témiscaming est bâtie à flanc de montagne. De ses hauteurs, on peut admirer la rivière Outaouais et le lac Témiscamingue, au pied duquel la ville est construite, d’où son nom. Ce lac est un élargissement de la rivière Outaouais et il s’agit d’une fosse tectonique connue par les géologues du monde entier. Ce cours d’eau y fait un important saut dans sa course pour gagner le fleuve St-Laurent, d’où le nom de Long-Saut que les Blancs ont donné à ce coin de pays dès qu’ils s’y sont frottés. Témiscamingue se trouve à 80 kilomètres au sud-est de Ville-Marie. Dès la fin du 18e siècle, des bûcherons y étaient actifs. Une humble chapelle y accueillait les trappeurs et commerçants de fourrure qui s’y arrêtaient. L’année 1880 marque le début de la colonisation avec le frère Leblanc, oblat, et quelques familles. Témiscamingue est officiellement créée en 1888, l’année de la fondation de la National Geographic Society. La municipalité a accédé au statu de ville dès 1920 et c’était curieusement sous le nom de Kipawa. Cette municipalité englobait alors les écarts de Témiscamingue-Sud et Lumsden’s Mill (de l’industriel Alex L. qui avait bâti un moulin et un camp annexé). Je dis curieusement parce qu’une autre municipalité a pris ce nom de nos jours (voir Kipawa). Témiscaming a adopté son nom actuel en 1921. En 1988, elle a fusionné avec Letang, qui était née en 1980, ayant ramassé tous les territoires hors-ville. À propos du terme Témiscamingue-Sud que bien des Témiscamiens utilisent encore, on comprendra qu’il vient en partie du nom du hameau qui existait à l’époque, mais surtout je crois pour marquer la différence, parce que, à moins qu’on prononce Témiscamingue à l’anglaise (ing), ça sonne pareil. Le nom Témiscaming d’aujourd’hui est d’ailleurs souvent articulé à l’anglaise. Témiscamingue-Sud aussi parce qu’il y avait le Nord, à la tête du lac, Notre-Dame-du-Nord pour être plus précis.

Ghislain Loiselle

BELLETERRE (547 kilomètres carrés)
Cette ville de plus de 365 habitants située à quelque 50 kilomètres à l’est de Ville-Marie, est née de la découverte d’un gisement d’or, en 1930. La Mine d’or Belleterre Québec a dès lors été créée en 1935. Plusieurs familles se sont aussitôt regroupées autour des installations de la mine, dans le secteur du lac Guillet (non du canton). On appelait alors ce lac le Mud-Lake, non anglais qui se traduirait en français par lac argileux ou vaseux. Après les puits du lui-dit Mud-Lake, un autre a été percé (Aubel) plus à l’ouest, d’où le nom de Gains More (davantage de bénéfices pour les actionnaires) donné à l’endroit où, encore, des gens se sont spontanément installés. Afin de concentrer tous ces squatters, la compagnie a conçu un plan urbain pour une petite ville (quatre rues, quatre avenues, et le quartier domiciliaire aurait pu s’étendre vers le nord-est), avec station de pompage, réseaux d’aqueduc et d’égouts pluviaux et sanitaires, bassin de sédimentation naturel, etc. Un site sablonneux approprié a été localisé, entre les deux séries de « shafts » et près du lac aux Sables où on retrouvait une grande plage naturelle parsemée de grands et magnifiques pins blancs (il y en avait d’ailleurs partout au Sand-Lake, à l’arrivée des développeurs. En 1942, on a donc érigé la ville. Le découpage d’une partie du canton en cadastres plus petits a suivi, pour l’installation des gens, en bordure du lac et en ville avec une multitudes de terrains qui ne sont pas restés vacants longtemps. Comme toute bonne chose a une fin, même si ça ne devrait pas être le cas quand on planifie et structure son développement, industriellement, le filon découvert par le prospecteur William Logan a malheusement et prévisiblement fini par montrer des signes de raréfaction. La mine a ainsi officiellement cessé ses activités à la fin de 1959 et non fin 1957 comme on le lit à trop d’endroits. Un article du journal quotidien Le Devoir atteste que c’est bien fin 1959. Comme on ferme un camp de bûcherons, la ville a commencé à déménager. Des maisons se sont retrouvées dans d’autres agglomérations, à l’ouest. Tout un monde! Comme pour Normétal, si un fonds de développement avait été constitué, par autorité gouvernementale, avec une infime partie des gains de la minière, Belleterre n’aurait pas été ville mono-industrielle. D’autres activités industrielles auraient pu se développer pour permettre aux gens de rester sur place et de profiter de leurs investissements en ce lieu encore magnifique. Plusieurs milliers de personnes ont déjà vécu à Belleterre, au plus fort de la ville. Il y avait tout, à cet endroit, cinéma, restaurants, curling, salle de quilles, bar-hôtel, commerces et organismes variés. La communauté y était bien vivante. La ville faisait des jaloux au Témiscamingue. Et c’était en pleine période du « baby boom ». Heureusement qu’une scierie et une usine de déroulage de contreplaqué ont ouvert leurs portes peu après. Et qu’O’Brien Rivard a découvert une gîte nickelifère suffisamment pour que la mine Lorraine puisse être ouverte, entre Belleterre et Latulipe. Les Belleterriens dépendent aujourd’hui encore d’une compagnie qui opère les usines susmentionnées, mais il y a des hauts et des bas, comme c’est le cas partout avec l’industrie forestière. Par chance, le tourisme, l’été, amène des visiteurs, grâce aux merveilles de la nature : lacs, rivières, chasse, pêche, canot, kayak de mer, villégiature, bateau, etc. Belleterre est la porte d’entrée d’un paradis, sur ce plan. Par là, on peut déboucher sur des chemins menant à l’est vers le lac Joncas et Le Domaine ainsi qu’au sud vers Kipawa et même vers Béarn en remontant vers le nord après avoir traverser le pont de la rivière Audoin (North River), près de Hunter’s Point. Grâce à leurs moyens de transport, plusieurs Belleterriens travaillent à l’extérieur et voyagent afin de ne pas perdre ce patelin qu’ils aiment tant et auquel ils sont si attachés pour mille raisons évidentes.
Le territoire de la municipalité de ville de Belleterre est par ailleurs composée des cantons de Guillet et de Blondeau.
Guillet vient du premier fermier du poste de Témiscamingue de la Compagnie de la Baie d'Hudson, soit le deuxième poste de traite de la CBH, sis à la baie des Pères, à Ville-Marie (1720-1724)? Il s'agit de Paul Guillet (1690-1753), fils de Mathurin Guillet et de Marie-Charlotte Lemoyne. Cette Lemoyne a certainement un lien avec les Lemoyne, dont Charles, fondateur de Longueuil, car M. Guillet a été propriétaire d'une terre dans l'une des petites îles de la seigneurie de l'île-Perrot et d'une autre dans la seigneurie de l'Île-de-Montréal. Le choix de l'appellation Guillet pour désigner un des deux cantons de Belleterre remonte à 1926. Il est à noter qu'un lac porte aussi ce nom, le fameux Mud Lake. Et la rivière qui part de ce lac pour se jeter dans le lac Devlin est également désignée Guillet. De forme régulière, le canton Guillet est arrosé par ce lac Devlin ainsi ainsi que par le lac aux Sables. De nombreux plans d'eau y sont en fait uniformément distribués et le canton (et par conséquent Belleterre) se situe à une altitude jouant entre 320 et 430 mètres au-dessus du niveau moyen des océans. Belleterre et ce canton se trouvent à une soixantaine de kilomètres à l'est de Ville-Marie et du lac Témiscamingue.
Pour ce qui est de Blondeau, c'est le nom d'un voyageur considéré comme le premier explorateur du Témiscamingue. Ça remonte à 1660. Ce canton a été proclamé en 1936 bien qu'il ait été désign...é par son nom dès 1926. Il se situe vers la municipalité voisine de Belleterre, vers l'ouest, celle des cantons-unis de Latulipe-et-Gaboury (on dit simplement Latulipe en parlant du village. Il est inhabité, sinon par des chasseurs à leurs sites pendant la chasse. Et par des pêcheurs pendant la saison de la pêche. C'est dans ce canton qu'on retrouve l'ancienne mine de nickel Lorraine et ses parcs à résidus miniers considérés comme réhabilités et ne constituant plus un danger pour la nature, d'après le GERLED. Le canton de Blondeau est partiellement marécageux. Ses coordonnées: 47 degrés et 22 minutes de latitude (parallèle) et 78 degrés et 50 minutes de longitude (méridien).
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LAFORCE (434 kilomètres carrés)
Laforce n’a rien à voir avec la force. Ou plutôt oui, si on se fie à sa devise qui est l’union fait la force. Mais Laforce vient surtout du nom du sous-ministre de la Colonisation du Québec, en 1936-40, Joseph-Ernest L., qui, avant de devenir fonctionnaire, a œuvré comme journaliste, puis agent de chemin de fer. Comme écrivain, il a publié, entre 1944 et 1948, une histoire de plusieurs paroisses de l’Abitibi-Témiscamingue intitulée Bâtisseurs de pays. L’endroit avait déjà reçu cette dénomination de Laforce dès 1938. Le bureau de poste local aussi, en 1940. Laforce est le plus jeune centre rural du Témiscamingue. Elle a accueilli ses premiers colons en 1937. C’est une étendue de plaines qui donne sur la baie Klock du lac Simard, au pied de montagnes. Le lac Simard est d’ailleurs lui-même une plaine sous-marine. Il est peu profond. La première dénomination du lieu était Devlin, du nom du canton. Laforce se trouve en majorité dans ce dernier et à moitié dans le canton Brodeur. Les Laforçois ont comme paroisse St-Charles-Borromée. Elle a vite été érigée, en 1938. Pas moins de 225 personnes y habitaient récemment.

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WINNEWAY
Quelques centaines de Winnawiiyanis vivent à Winneway, un établissement algonquin situé presque au dévervoir de la rivière Winneway, non loin du lac Simard, une vaste étendue d’eau, résidus du lac glaciaire Ojibway, abondamment approvisionnée par la rivière Outaouais. C’est à environ 70 kilomètres au nord-est de Ville-Marie. Les Algonquins vivent juste à côté d’un barrage que la Mine Belleterre Québec a fait construire pour produire de l’énergie hydroélectrique afin de pouvoir opérer son site et sa ville, à Belleterre, en 1937-38. En 1950, ce village minier a été relié par voie terrestre à la localité agricole de Laforce sur le territoire de laquelle l’établissement indien se trouve d’ailleurs. Blancs et Amérindiens ont profité de ce lien routier. Les autochtones desservis par la mission de Longue-Pointe depuis 1884 dans le canton de Villars, voisin du poste de traite Long-Point de la Compagnie de la Baie d’Hudson, au nord du lac des Quinze, s’installent alors massivement dans ce coin de pays qu’ils occupaient déjà, mais de façon moins concentrée. Les Algonquins étaient partout, mais là, on peut dire qu’une communauté dans le sens de village a vu le jour. La mission de Longue-Pointe s’y est aussi installée. C’était à l’instigation du père Édouard Beaudet, un oblat. Encore aujourd’hui, les Algonquins sont desservis par un père oblat, à Winneway. Un grand terrain leur est loué par la communauté oblate. Ils y participent aux activités de culte (messe et autres). Comme chez les Blancs, il y a de la pratique religieuse chez nos frères et sœurs amérindiens. On y retrouvait encore une chapelle extraordinaire, respectant la culture et les traditions algonquines, il n’y a pas si longtemps. Un incendie l’a détruite. Mais l’Église renaît toujours de ses cendres, au fil du temps. L’artisanat est pratiqué par des familles. Winneway signifie eaux vives, rapides, troubles, sales. Avant la construction du barrage, en effet, il y avait une chute ou du moins un très fort rapide, là où est érigé Winneway. Des marmites de géant au pied du barrage témoignent de la force de l’eau, jadis. Compte tenu de la richesse et de la beauté de la nature sur ce territoire, avec de belles rivières, le lac des Fourches, etc., on pourrait s’amuser à traduire le mot Winneway par «chemin pour gagner la nature ».

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TIMISKAMING
Timiskaming est le « nouveau » nom de cette réserve située juste au nord de Notre-Dame-du-Nord, en partie sur la rive ouest de la rivière Outaouais, avant que ce cours d’eau ne se jette dans le lac Témiscamingue. En fait, avant que la forme anglaise (Timiskaming) ou algonquine soit officialisée en 1999, on écrivait son nom en français, c’est-à-dire Témiscamingue. Le ministère des Affaires indiennes (fédéral) et le Conseil de bande de cette Première Nation pourraient avoir utilisé la nouvelle forme afin qu’il n’y ait aucune confusion avec la ville de Témiscaming où, par ailleurs, on retrouve beaucoup d’autres Algonquins qui y ont même une réserve (Kebaowek). Quoi qu’il en soit, c’est par un acte volontaire et non en raison d’un large usage de la forme Timiskaming qu’il y aurait eu par le passé. Timiskaming est la façon d’écrire Témiscamingue en Ontario, chez les anglophones. Quoiqu’il en soit, cette réserve est chargée d’histoire. Sur le plan historique, la population d’origine algonquine qui y réside a été identifiée comme étant des Témiscamingues. Il existe plusieurs autres variantes basées sur la tradition orale dont une quiressemble plus à Timiskamings. de tradition nomade, les hommes du lac profond ont commencé à se sédentariser vers 1840, exactement au lieu où on les retrouve encore aujourd’hui. On ne peut pas les manquer. C’est la réserve qu’on traverse sur la route 101 juste avant d’arriver à Notre-Dame-du-Nord, à la tête du lac Témiscamingue. Officiellement créée en 1851, cette réserve a vu ses limites arrêtées deux ans plus tard. À cette époque, sa superficie était de 155 kilomètres carrés. Elle ne couvre plus aujourd’hui qu’une surface de 22 km2. Comment cela? Au fil des ans, une quarantaine de lots ont été vendus à des compagnies et des particuliers, surtout des agriculteurs. Approximativement 400 personnes vivent sur cette réserve aujourd’hui. Certains réalisent des travaux forestiers. Ces Algonquins, surtout anglophones, exploitent aussi une boutique d’artisanat pour vendre leurs produits aux passants. On peut lire handicraft, en bordure de la route. Un bureau d’information touristique est aussi présent sur la réserve, sur le bord de l’artère routière très fréquentée en tout temps.

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KEBAOWEK
Kebaowek est une autre réserve amérindienne. Elle se trouve tout près de Témiscaming et Kipawa, dans le sud habité du Témiscamingue, au pied du lac du même nom. Un total de 130 personnes y vivaient récemment, à quelque 10 kilomètres des municipalités nommées, sur la rive ouest du lac Kipawa, un lac dit fermé, mais qui est en fait forcément ouvert à au moins deux bouts puisque n’étant pas aux eaux stagnantes (voir Kipawa). Kebaowek est une variante graphique du mot Kipawa. On retrouve beaucoup de ces similarités dans la langue algonquine, transmise oralement depuis des lustres et encore aujourd’hui, bien qu’elle ait été fixée par écrit pour faciliter sa vitalité, voire assurer sa survie. Jusqu’au 20e siècle, les Kipawawinis n’avaient pas de domicile fixe. C’était en raison des activités traditionnelles de trappe, de chasse et de pêche autour du grand lac, creux lui aussi comme le Témiscamingue ainsi qu’en témoignent de récentes cartes bathymétriques. L’hiver, les familles se déplaçaient. L’été, on se regroupait. Les missionnaires oblats et la Compagnie de la Baie d’Hudson seraient à l’origine des premiers arrêts saisonniers des Algonquins à Kebaowek, après 1879. La population de cette nation a dangereusement chuté au contact des Blancs. Il y aurait eu des épidémies. L’arrivée de membres de groupes environnants auraient fait se stabiliser et s’accroître la démographie au sein du peuple du lac fermé. Les Algonquins occupent ce territoire depuis « toujours », mais ce n’est qu’en 1974 qu’une réserve leur a été attribuée.

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LANIEL
Laniel n’est pas une municipalité à proprement parler. Cette localité est administrée par un comité municipal. Situé sur la route 101, entre Fabre et Témiscaming, elle accueille des pourvoiries, des chalets. On y retrouve un tout nouveau barrage de retenu et de contrôle des eaux du lac Kipawa. Un pont passe au-dessus. Le lac Kipawa, à cet endroit, s’engouffrent dans la rivière Kipawa. Plus à l’ouest, sur ce cours d’eau, on retrouve la Grande Chute, un site touristique très couru, et, plus loin encore, le site Toppin. Rendu au lac Témiscamingue, la rivière termine définitivement sa course dans un dernier sursaut de rapides prononcés.

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KIPAWA (36 kilomètres carrés)
La municipalité de Kipawa est située tout près de Témiscaming, à environ 70 kilomètres au sud-est de Ville-Marie. Elle a vu le jour en 1985. Près de 600 personnes y vivent. Ce sont des Kipawais en français et Kipawawini en algonquin qui signifie peuple du lac fermé. On s’égare souvent sur les eaux du lac Kipawa, parce qu’il est comme une pieuvre, avec plein de tentacules. On peut s’enfoncer dans une baie en croyant qu’on continue d’avancer sur le lac. Puis on se rend compte que ça ne passe pas. C’est fermé. Voilà ce que signifie le mot Kipawa en algonquin. On dit Kipaw. La localité a d’abord été habitée par les Algonquins. Elle est établie sur les rives du « lac fermé », face à la baie des Anglais, près du ruisseau Gordon. Kipawa a également servi à désigner un bureau de poste ouvert en 1878 et la gare du Canadien Pacifique en 1916 (Kipawa Station et Kipawa Junction. Kipawa est un territoire privilégié qui jouxte la zone d’exploitation contrôlée (zec) Kipawa, la plus grande au Québec avec ses 4600 kilomètres carrés.
L’eau du lac Kipawa vient en grande partie de la rivière Kipawa qui prend naissance dans la baie Kipawa du lac Dumoine et qui prend fin à l’ouest de Laniel en se déversant dans le lac Témiscamingue qui est en fait un élargissement de la rivière Outaouais attribuable à un rift ou faille dans l’écorce terrestre. C’est d’ailleurs de qui explique pourquoi de nombreux tremblements de terre de faibles amplitudes se produisent au sud du lac Kipawa et qu’on y retrouve en permanence un séismographe en fonction 24 heures par jour, sept jours par semaine et 365 jours par année.

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ST-EDOUARD-DE-FABRE (52 kilomètres carrés)
St-Édouard-de-Fabre est situé à 18 kilomètres au sud de Ville-Marie. Ses habitants sont des Fabriens. Ils sont près de 700. Dès 1777, un poste de traite de fourrures était implanté approximativement à l’endroit où se trouve cette localité. en 1870, un premier colon, anglophone, est arrivé en ces lieux et a défriché la première terre cultivée du Témiscamingue, non loin de la rivière Lavallée et du ruisseau l’Africain. Sur le plan religieux, les registres de la paroisse ont été ouverts en 1899 et l’érection canonique s’est faite en 1912. La municipalité de paroisse de St-Édouard-de-Fabre voyait le jour en 1913. La municipalité de canton de Fabre née en 1904 a dès lors été abolie et St-Placide-de-Béarn devenue Béarn a pris une partie du canton. Fabre est le nom du premier archevêque de Montréal. L’emploi de Fabre souligne aussi l’inclusion en partie de la paroisse dans le canton du même nom.

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DUHAMEL-OUEST (91 kilomètres carrés)
Duhamel-Ouest tient son nom du canton Duhamel qui le tient lui-même de l’ancien archevêque de l’Outaouais. On ajouté le point cardinal « ouest » pour éviter toute confusion avec une municipalité outaouaise qui s’appelle déjà Duhamel. Le Ouest fait référence à la région d’appartenance de la municipalité, appelée le Nord-Ouest québécois à l’époque. La municipalité de Duhamel-Ouest a été officiellement créée en 1911. Elle est sise tout près de Ville-Marie. 870 Duhamellois-de-l’Ouest (c’est le nom que les habitants ont pris en 1986) y demeurent. Pour le culte, la localité est desservie par la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire-de-Ville-Marie. C’est à Duhamel-Ouest qu’on retrouve le site historique canadien Fort-Témiscamingue, communément appelé le Vieux-Fort, du à la Compagnie de la Baie-d’Hudson.

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LORRAINVILLE (87 kilomètres carrés)
Les municipalité de village de Lorrainville et de paroisse de Notre-Dame-de-Lourdes-de-Lorrainville se sont fusionnées début 1994 pour donner la municipalité sans désignation de Lorrainville.Près de 1400 Lorrainvillois y habitent. Située à huit kilomètres à l’est de Ville-Marie, le village, créé en 1930 est alors le deuxième centre en importance au Témiscamingue. À l’origine, l’endroit ouvert à la colonisation en 1884 a été connu sous le nom de Duhamel de 1891 à 1899, de la désignation du canton. Le lieu s’est même appelé Témiscamingue en 1899. Les véritables commencements de Lorrainville remontent à 1905 où plusieurs cultivateur se sont mis à la charrue, fondant ainsi un important centre agricole. En 1930, il sera détaché de la municipalité de paroisse de Notre-Dame-de-Lorrainville. Lorrainville vient de Mgr Lorrain, vicaire apostolique du Pontiac, évêque du diocèse de Pembroke dont une bonne partie du territoire se trouvait au Québec et responsable des missions aux lacs Témiscamingue et Abitibi. Le bureau de poste (1889) porte aussi son nom.

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BÉARN (499 kilomètres carrés)
Cette municipalité sise à une vingtaine de kilomètres à l’est de Ville-Marie, non à vol d’oiseau, a vu son peuplement débuter à la toute fin du 19e siècle. La municipalité a été érigée en 1913 sous le nom de Saint-Placide, emprunté à la paroisse érigée, elle, en 1911. Le nom de la municipalité a été modifié en Saint-Placide-de-Béarn en 1956, avant de recevoir, en 1986, son appellation actuelle, sans le paroisse comme désignation municipale. Les habitants de Béarn sont des Béarnais et ils étaient 867 il n’y a pas très longtemps. Il faut souligner que Béarn, comme Belleterre et Kipawa, est une porte sur la nature. Par Béarn, on peut accéder à la zone d’exploitation contrôlée (zec) Kipawa. On y retrouve un poste de zec.

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LAVERLOCHÈRE (105 kilomètres carrés)
Laverlochère, située à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Ville-Marie, n’est plus municipalité de paroisse depuis 2002. Elle est maintenant simplement municipalité. Quelque 750 Laverlochérois y vivent. Cette localité a d’abord été connue sous le nom de St-Isidore à compter de 1912. Elle est d’ailleurs encore ainsi appelée localement. En 1977, la municipalité de paroisse a toutefois repris le nom du canton créé officiellement en 1895, lequel est riche en lacs. Laverlochère vient du père Jean-Nicolas L, oblat qui a parcourur le Témiscamingue pendant plus de 40 ans et a porté secours à la religion catholique jusqu’à la baie James où il a installé une mission dès 1844. Cela lui a valu le titre d’Apôtre de la baie d’Hudson. L’industrie laitière y occupe encore une place prépondérante.

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ST-BRUNO-DE-GUIGUES (126 kilomètres carrés)
La municipalité sans désignation de St-Bruno-de-Guigues (de paroisse de 1912 jusqu’en 1995) est le lieu où a été exploitée l’une des toutes premières mines en Amérique du Nord. Dès le 17e siècle, un Algonquin y avait découvert un gisement de plom. Le chevalier de Troyes a confirmé le fait lors de son passage dans la région, en 1686. Le trésor est demeuré enfoui jusque vers 1850 où un dénommé Wright a redécouvert la mine et a constaté sa grande teneur en argent. Le maximum de richesse du gîte argentifère n’aurait pas été tiré. St-Bruno-de-Guigues, c’est d’abord une paroisse établie en 1886, en même temps que s’établissaient les premiers colons, puis officiellement érigée par l’Église en 1911. Le municipal a suivi, d’abord une municipalité de canton (de Guigues) en 1897. Le canton est daté, lui, de 1881. Guigues, c’est le nom de Joseph-Eugène-Bruno G. Sait-on qu’il y a une rue Guigues dans la basse ville d’Ottawa? Il a été le premier évêque du diocèse d’Ottawa dont relevait le Témiscamingue. Les Guiguois étaient 1124 il n’y a pas si longtemps.

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ST-EUGÈNE-DE-GUIGUES (109 kilomètres carrés)
Comme St-Bruno, St-Eugène-de-Guigues tire son appellation de Joseph-Eugène-Bruno Guigues, premier évêque d’Ottawa dont le nom a également été donné au canton dans lequel la localité est enchâssée. L’histoire de cette municipalité qui prend place à 25 kilomètres au nord de Ville-Marie commence en 1911 avec la fondation de la paroisse. St-Eugène a été érigée canoniquement en 1918 et civilement en 1919. Mais il y a d’abord eu la création comme telle de la municipalité, en 1912, avec le nord-est du canton de Guigues et du nord-ouest du canton de Baby. Malgré un espace assez vaste, on ne compte que 450 Eugéniens. On retrouve les lacs Baby et Kakake, à St-Eugène.

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NOTRE-DAME-DU-NORD (76 kilomètres carrés)
Notre-Dame-du-Nord (25 kilomètres au nord de Ville-Marie), c’est d’abord des Algonquins, depuis des siècles. Mais une famille amérindienne en particulier qui s’était installée à cet endroit a laissé son nom, Pointe-à-Polson, en 1858. L’endroit a aussi porté le nom Murray City, en 1862, en raison d’un thomas M. qui y a fait couper du bois. C’était le nom du bureau de poste en 1906 et 1907. Ç’a aussi été Tête-du-Lac, puis Nord-Témiscamingue, en opposition à Sud-Témiscamigue au pied du lac Témiscamingue. Une mission s’y est installée en 1895. La paroisse naît sous le nom de Notre-Dame-du-Nord. La municipalité prendra aussi cette dénomination 30 ans plus tard. Entre temps, la municipalité avait d’abord retenu, en 1919, la dénomination Nedelec-Partie-Sud, écrit sans les accents aigus français. Le père Nédélec (nom donné au canton) écrivait pourtant son nom avec ces accents sur les deux premiers E. Le premier noyau de. Notre-Damiens s’était établi à l’emplacement de la réserve algonquine actuelle, faisant du lieu l’un des plus anciens centres peuplés du Témiscamingue. Quelque 1100 personnes résident à Notre-Dame-du-Nord.
À propos des Polson, voici plus de détails. Les premiers habitants présents sur le territoire de Notre-Dame-du-Nord étaient la famille Polson. Vers 1870, Angus McBride est envoyé à cet endroit par la compagnie de la Baie d’Hudson pour ouvrir un poste. En 1896, la mission de St-Joseph-de-Nord-Témiscamingue est fondée sur la rive nord de la rivière des Quinze, R.P. Fafard, un Oblat, était le premier 1er missionnaire à cet endroit.
Au début du XXe siècle, Nord-Témiscamingue constitue la porte d’entrée des chantiers du lac des Quinze. En 1914, la paroisse de Notre-Dame-des-Quinze est fondée sur la rive sud de la rivière. Le premier (1er) curé résidant arrive en 1918, il s’appelait Joseph Gauvin. La mission de la rive nord devient une paroisse religieuse en 1919 et la municipalité de Notre-Dame-du-Nord naît. Le pont reliant les deux (2) rives fut construit en 1913 et terminé en 1918, la construction étant interrompue pendant la guerre. La localité a été désigné sous plusieurs noms : Tête-du-Lac, North-Temiscamingue et Murray City.

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GUÉRIN (188 kilomètres carrés)
Guérin se trouve à quelque 25 kilomètres au nord-est de Ville-Marie. La petite municipalité a été érigée en 1911, trois ans après la fondation de la paroisse St-Gabriel-de-Guérin (1908) qui a été érigée canoniquement en 1924. Guérin prend son nom du canton où il se trouve, proclamé en 1904. Le patronyme vient de James John Edmund Guérin, médecin, député et maire de Montréal. L’ancienne dénomination municipale était Lalemant, de Gabriel Lalemant, un saint martyr canadien. Le bureau de poste local portait ce nom sous la forme Lalement de 1908 à 1921, après quoi le nom a été remplacé par Guérin. Dès 1872, du défrichement forestier commençait en ces lieux. Des commerçants de bois se sont installés. L’agriculture a suivi. À sa fondation, ce village agricole était le plus avancé vers le nord. Les Guérinois sont quelque 300. On retrouve un musée religieux à Guérin. Le père oblat Donat Martineau est derrière ce projet. Une foule d’intervenants ont mis l’épaule à la roue.

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ANGLIERS (295 kilomètres carrés)
Angliers a commencé à être colonisée au début du 20e siècle. On y retrouvait des colons en 1911. Le petit village s’est édifié surtout à partie de 1924. On y retrouve un barrage. Un projet de centrale hydroélectrique piloté par La Régionale est prêt et attend les approbations finales. L’idée est de tirer parti de toute cette eau qui coule en pure perte depuis des décennies. Les plus anciens vont se souvenir que bien des terres ont été inondées pour constituer le réservoir lié à cet ouvrage visant à régulariser le niveau des eaux.de la rivière Outaouais supérieure. Les chutes que le barrage créent attirent toutefois les touristes et créent une atmosphère fluviales, avec tous les oiseaux marins autour, l’odeur de l’eau atomisée, l’espace vert, etc. Angliers était la destination finale des bateaux remorqueurs et du T.E. Draper. On y emmenait les billes en provenance de la rivière Kinojévis et de la rivière Outaouais, plus au nord, sous forme de boom. Des ancrages sur les plans d’eau sont encore visibles aujourd’hui. Deux musées ont été érigés à Angliers, le Chantier de Gédéon et celui relié au gros bateau de fer nommé plus haut. La municipalité n’a été incorporée qu’en 1945. Angliers est située à 30 kilomètres de Ville-Marie et constitue un carrefour pour ceux qui préfèrent employer les routes de l’est pour aller et venir entre l’Abitibi et le Témiscamingue. À 90 kilomètres se trouve Rouyn-Noranda, au nord. Les habitants sont des Angliers. On en compte plus de 300.

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FUGÈREVILLE (158 kilomètres carrés)
C’est par reconnaissance envers son curé fondateur que les habitants de ce lieu ont baptisé leur municipalité Fugèreville. L’abbé J.-Armand Fugère avait promis qu’il allait faire ériger une croix sur la montagne à la sortie de l’agglomération, vers Latulipe et Belleterre, si personne ne périssait de la grippe espagnole parmi sa population, au début du 20e siècle. Cette croix d’argent brille aujourd’hui. On aura compris qu’il n’y aura eu aucun mort, sinon des malades qui s’en sont sortis. Mont-Carmel, tel était le nom de la place, au début. La paroisse s’appelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Ça vient de là. Elle a été fondée en 1912, puis érigée canoniquement en 1935. À compter de 1880, il y avait de l’exploitation forestière, dans le secteur de la baie Gillies. On retrouvait là un dépôt. L’endroit était surnommé Stopping Place, en 1902. En fait, de tels lieux d’arrêt, il y en avait plusieurs au Témiscamingue pendant le développement de la région avec des chevaux comme moyens de transports. Il fallait les nourrir, les mettre un peu à l’abri et soi-même se protéger du froid et de la nuit et se restaurer, été comme hiver. Un « stopping place » ou lieu d’arrêt servait à cela. La localité de Fugèreville avait ensuite été appelée Pont-Rouge, puis a été érigée comme municipalité de cantons unis de Laverlochère-et-Baby, des noms de missionnaires oblats qui desservaient la région. Les habitants de cette communauté témiscamienne sont des Fugèrevillois. Ils sont au nombre de près de 345.

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LATULIPE ET GABOURY (271 kilomètres carrés)
Latulipe-et-Gaboury est une municipalité de cantons unis. Plus de 300 personnes y habitent. Tout le monde ou presque appelle cette municipalité tout simplement Latulipe. Le gentilé Latulipien circule. Le canton de Gaboury est moins habité, se trouvant du côté forestier, vers l’est. L’endroit constitue un carrefour, dans l’est habité du Témiscamingue. Par Latulipe, on peut gagner Moffet ainsi que Belleterre. D’un côté comme de l’autre, on peut rejoindre Laforce et l’établissement algonquin de Winneway. Latulipe-et-Gaboury se trouve à 30 kilomètres à l’est de Ville-Marie. Son développement a commencé en 1909 avec l’arrivée des premières familles. L’endroit était jadis surnommé le Petit village des Américains, en raison des Franco-Américains qui avaient été rapatriés et avaient été installés sur les terres de ce coin de pays. C’était vers 1913. La municipalité a officiellement vu le jour en 1924.

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MOFFET (340 kilomètres carrés)
Moffet, située à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Ville-Marie, tient son nom du frère oblat Joseph Moffet, surnommé le Père du Témiscamingue et Maïakisis par les Algonquins, ce qui signifie « comme le Soleil » ou « l’homme levé avant le Soleil ». C’était un gros travaillant qui oeuvrait sans compter. C’est donc tout un honneur pour les Moffétois qui sont plus de 200. Le bureau de poste local, datant de 1936, porte aussi son nom. Si, dès 1910, des colons s’étaient installés sur ce territoire, il faudra attendre 1931 pour que le village prenne son essor avec l’arrivée massive de défricheurs et cultivateurs. Avant qu’il ne soit érigé comme municipalité en 1953, l’endroit avait pour nom Lac-Rond qui est devenu Rondelet pour cause d’homonymie. La drave a été une activité importante, à Moffet. Le T.E. Draper, directement lié à cette activité de flottage du bois qui a cessé au tournant des décennies 1960 et 1970 au profit du camionnage, se rendait jusqu’à Grassy Narrows. Les remorqueurs de booms (chapelets de poutres de bois écarré réunissant des milliers de billots ou pitounes les acheminer plus au sud sur les lacs qu’il fallait franchir) circulaient entre le rapide de l’Esturgon au nord du lac lac Simard et le lac des Quinze jusqu’à Angliers, le tout faisant partie de la rivière Outaouais.

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RÉMIGNY (894 kilomètres carrés)
Rémigny est la municipalité la plus au nord du Témiscamingue. Les Rémignois y sont plus de 360. La localité, sise à 60 kilomètres au nord-est de Ville-Marie, a commencé à être peuplée en 1935, sur les bords de la baie Barrière du lac des Quinze. En raison de la présence d’un rapide qui est aussi un sanctuaire ou lieu de fraie pour les dorés, Rémigny constitue une barrière entre le lac des Quinze et sa continuité dans les faits, les lacs Rémigny et Barrière plus au nord. L’appellation reprend celle du canton (proclamé en 1920) où elle niche. La paroisse, St-Urbain-de-Rémigny, a été fonée en 1935. L’érection canonique s’est faite en 1959. La municipalité, elle, est née en 1978. Avec la présence des lacs déjà nommés et des Beaumesniel et Rocher, sans compter les cours d’eau, est-il besoin de dire que Rémigny est un petit paradis pour les pêcheurs. Les chasseurs y trouvent aussi leur compte avec la forêt présente en abondance en ces lieux.

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NÉDÉLEC (371 kilomètres carrés)
Nédélec, située à une quarantaine de kilomètres au nord de Ville-Marie, est une municipalité de canton, ce qui signifie que le canton, promulgué en même temps que la municipalité en 1909, est son territoire. Nédélec a reçu son premier défricheur en 1909. Cependant, dès 1895, on y retrouvait un magasin général qui alimentait les nombreux chantiers forestiers de l’époque, plus au nord. La paroisse St-Louis-de-Nédélec a été fondée en 1914. L’accent aigu du deuxième E de Nédélec avait été enlevé lors de la proclamation dans la Gazette officielle du Québec. On lui a officiellement restitué en 1985. Le père oblat Jean-Marie Nédélec a effectué avec héroïsme de pénibles missions à la baie James à 21 reprises, ce qui lui a valu le surnom de Petit Zouave du Bon Dieu de la part de l’archevêque de Québec. Les Amérindiens, eux, l’appelaient « Celui qui est brûlé par le soleil ». Inutile de dire que Nédélec n’a rien à envier aux municipalités aux allentours pour ce qui est de la nature, de la chasse, de la pêche, qu’on peut allègrement pratiquer sur son territoire cantonal. Plus de 400 personnes vivent à Nédélec. Ce sont des Nédélecois.


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ON EST SURCONTRÔLÉ, MAIS IL FAUT FAIRE AVEC ON DIRAIT

A-t-on besoin d'un permis pour marcher? Ce serait bien le bout. Faites-vous en pas. Ça va venir. Ah ah! Non, mais je vais vous démontrer dans le présent article comment nous sommes surcontrôlés et comment on n'a pas le choix de faire avec, on dirait bien.
Nous avons drôlement réussi à nous compliquer la vie avec notre administration humaine actuelle. Prenons simplement l'exemple de la chasse à l'orignal et de tout ce qui l'entoure. Je parle de chasse à la carabine.
La gestion est ainsi faite aujourd'hui que pour pouvoir aller chasser, le chasseur doit avoir suivi son cours de maniement d'armes à feu, détenir son certificat de chasseur (la carte perdrix), posséder son permis d'arme à feu et le certificat d'enregistrement pour chaque arme qu'il manipule (il fallait payer pour ça au début) et, bien sûr, avoir son permis de chasse à l'orignal et celui au petit gibier qui accompagne souvent l'expédition. Pour se rendre à son camp, il doit avoir son permis de conduire, son certificat d'enregistrement et sa preuve d'assurance automobile. Il doit payer près de 50 % de taxes sur l'essence qu'il mettra dans son véhicule. S'il a un quatre-roues, il devra avoir son certificat d'immatriculation hors-route qui ne le protégera même pas en cas d'accident comme victime à moins que le collision survienne avec un véhicule routier. Il lui faudra aussi son assurance privée. N'oublions pas qu'il aura payé TPS et TVQ sur tout l'attirail qu'il aura acheté pour se rendre à son site de chasse. Pour son camp de chasse, il devra payer la taxe foncière et la taxe scolaire, en plus de l'assurance propriété, du bail de location du ministère et de sa carte du Regroupement des locataires des terres publiques du Québec, s'il veut modérer les ardeurs ($$$) du gouvernement. Et s'il veut chasser dans une zec (zone d'exploitation contrôlée), le chasseur devra payer sa carte de zec. Enfin,s'il abat un orignal,il devra le faire enregistré,au coût de 5 $ ou plus. Trouvez-en d'autres! Tiens, un ami me disait aujourd'hui qu'il y a aussi la carte de membre de l'association chasse et pêche et celle du Club de tir, si vous voulez ajuster votre carabine, ce qui, légalement, devrait apparemment se faire dans un champ de tir. Dire qu'il y juste un peu plus de 500 ans, un Indien pouvait sortir de son tipi au petit matin et simplement partir à la chasse sans se soucier de toutes ces choses d'homme dit civilisé. Notre vie est vraiment bien administrée, surcontrôlée devrait-on dire. C'est ça la vie civilisée, en société. Personnellement, je réussi à passer au travers. Mais moi, ce qui me choque le plus, c'est que le monde est surtout de plus en plus fait pour les riches. Je n'ai donc d'autre choix que de me considérer comme un riche, mais toutes ces instances réussissent à me prendre beaucoup de mon précieux argent qui pourrait me servir à autre chose de moins artificiel. Tu n'as qu'à pas aller à la chasse, diront certains petits malins. C'est ça. Quand c'est rendu qu'il faut arrêter de vivre à cause de l'administration, hé bien bravo! Face à toute cette bureaucratie, on va se surprendre après de voir les jeunes ne pas s'intéresser à la chasse. Ce n'est pas qu'ils n'aimeraient pas ça. Ils savent bien, en tout cas j'imagine, que le gibier est bien contrôlé, grâce à des plans de gestion pour l'orignal, l'ours noir et le poisson. Ils sont juste dépassés par toute la technocratie qui est en place et, il faut le reconnaître, dont on ne peut plus se défaire. Les personnes plus âgées comme des jeunes en ont perdu des bouts au fur et à mesure de l'imposition de toutes ces exigences. Plusieurs ont lâché, se sentant écrasés. D'autres ne veulent pas entrer dans le jeu. Ce que je dis, c'est qu'il devrait bien y avoir moyen d'alléger toute cette paperasse à laquelle est bien sûr liée de la finance. Lisez ce papier à vos amis chasseurs. Je suis sûr qu'ils vont rire. Pas sûr toutefois que c'est toujours drôle. Surtout quand je pense aux moins bien nantis. J'aime bien moi-même décrire cette situation effarante tellement je la trouve risible quand elle est prise dans son ensemble. Même un fonctionnaire de l'État va rigoler un peu en lisant ça parce qu'il est lui-même chasseur sans doute et pogné comme tout le monde dans la machine. Ah ah! On est tous pris dans une machine devenue une appareil gigantesque. Je subis comme vous la situation et je m'y soumets de bonne grâce, comme tout bon citoyen doit le faire. Avons-nous le choix? Ha oui, j'oubliais, bonne chasse!

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dimanche 17 janvier 2010

LA RÉGION DE L'ABITIBI-OUEST

Si l'Abitibi-Témiscamingue est sur la carte, c'est grâce à ses citoyens, regroupés au sein d'une foule de communautés plus ou moins populeuses. On en retrouve 18 dans la région d'Amos, 24 au Témiscamingue, 22 en Abitibi-Ouest et 16 à Rouyn-Noranda. Il y a d'abord bien sûr les chefs-lieux: Ville-Marie pour le Témiscamingue, Amos pour la MRC d'Abitibi, La Sarre pour l'Abitibi-Ouest, Val-d'Or pour sa région (MRC de la Vallée-de-l'Or) et enfin Rouyn-Noranda qui est une ville-région et dont les quartiers étaient il n'y a pas si longtemps des municipalités. On parle maintenant de localités ou quartiers qui ont conservé leurs noms de municipalités, parce qu'on n'a pas déménagé Beaudry, Rollet ou Évain au centre de la ville. S'il y a eu fusion ailleurs, c'est le même principe qui s'applique. Le vécu continue à se faire au sein de chaque agglomération. Voici quelques faits saillants sur la région de l'Abitibi-Ouest.

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LA RÉGION OUEST-ABITIBIENNE


LA SARRE (148 kilomètres carrés)
Ancien poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson, La Sarre est l'une des trois premières colonies de l'Abitibi. La municipalité de canton de La Sarre a d'abord été créée en 1917. En 1937, c'était au tour de la municipalité de village de La Sarre qui deviendra ville en 1949. En 1980, les deux entités fusionnaient. Autrefois, l'endroit était appelé Wabakin (station en algonquin). Sait-on que les premiers Lasarrois s'étaient installés en squatters sur le territoire à la fin du 19e siècle et qu'ils ont été découverts lors de l'arpentage du canton en 1908. La Sarre vient du nom d'un régiment qui a servi sous Montcalm. On y retrouve aujourd'hui près de 7500 Lasarrois.

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LAFERTÉ
Laferté est un hameau d'Abitibi-Ouest. Il a été fondé en 1933. Celui-ci se trouve à un kilomètre au nord du lac Loïs, immédiatement au nord du Parc national d'Aiguebelle. On a déjà retrouvé 500 habitants à Laferté. La localité, qui n'a jamais eu d'existence municipale autonome, en compte maintenant 50, plus ou moins. Elle fait partie de Taschereau. Le nom de cet écart vient de son principal fondateur, l'avocat Hector Laferté, qui a été député de Drummond et ministre de la Colonisation du Québec (1929-34) au moment où la paroisse a été fondée. Il a aussi été conseiller législatif durant 34 ans. Ste-Irène-de-Laferté est le nom de la paroisse qui a été érigée canoniquement wen 1935.

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AUTHIER (142 kilomètres carrés)
C'est 1918 que le petit village forestier et agricole d'Authier, situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de La Sarre, a été érigé. Il compte quelque 300 habitants. Ce sont des Authiérois. D'où vient le nom Authier. D'Hector Authier, bien sûr. Ce que le frère Moffet est réputé être pour le Témiscamingue, M. Authier l'est pour la région plus au nord. Il est considéré comme le Père de l'Abitibi. Pourquoi? Parce qu'il a plus que quiconque contribué au développement de la terre abitibienne, comme agent des Terres en 1912, ministre de la Colonisation de 1912 à 1922, député d'Abitibi de 1923 à 1936, député fédéral de Chapleau de 1940 à 1945, maire d'Amos (berceau de l'Abitibi) de 1914 à 1918 et préfet de comté. Il a de plus été le fondateur du premier journal hebdomadaire de la région: L'Abitibi. Avec l'abbé Ivanhoë Caron, il a réalisé une mission colonisatrice et de développement des centres agricoles qui profite encore à l'Abitibi de 2008.

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AUTHIER-NORD (289 kilomètres carrés)
Authier-Nord, sise à une trentaine de kilomètres au nord-est de La Sarre, porte aussi le nom d'Hector Authier, qui suscite tant de fierté. Elle a partiellement été détachée de la municipalité de paroisse de Macamic et établie en 1983, ce qui n'est pas si vieux. Comme son nom le laisse deviner, elle se situe juste au nord d'Authier, à une dizaine de kilomètres. Authier-Nord est localisée au bord du lac Macamic. C'est en 1986 qu'un gentilé a officiellement été adjugé aux résidants de l'endroit: Authiernordois. On en compte environ 300.

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CHAZEL (133 kilomètres carrés)
Bien campée à une dizaine de kilomètres immédiatement au nord-est de La Sarre, Chazel, que les gens du coin appellent encore souvent St-Janvier, a été créée comme municipalité en 1938, incidemment sous la dénomination de St-Janvier. Elle a longtemps été couramment appelée St-Janvier-de-Chazel, par le passé. C'est début 1991 que le nom Chazel a supplanté celui de St-Janvier. Ses habitants sont aussi des Chazelois. Ils sont quelque 320. Et le bureau de poste de l'endroit portait déjà le nom de Chazel et ce dès son ouverture, en 1935. Dès 1917, les premiers occupants s'y installaient. La paroisse était aussitôt fondée. Son érection canonique s'est faite en 1951. Chazel rappelle le nom d'un militaire. C'est une localité forestière et minière. La belle nature y est bien présente. Les lacs Piton, Chazel et Courval ainsi que des cours d'eau dont la rivière La Sarre baigne cette étendue territoriale prisée.

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CLERMONT (157 kilomètres carrés)
Clermont est une municipalité de canton qui regroupe 560 habitants, des Clermontains. Le canton date de 1916, l'entité municipale de 1936. L'agglomération est située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de La Sarre. L'occupation du territoire remonte à 1934 et 1937.

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CLERVAL (99 kilomètres carrés)
Un contingent de colonisateurs est arrivé en ce lieu dès 1916, pour y défricher des terres très fertiles. Clerval est à proximité du lac Abitibi. Elle profite clairement des dépôts de l'ancien lac glaciaire Ojibway. Environ 340 Clervalois y vivent. Le nom reposerait sur une caractéristique du lieu: vallée claire ou claire vallée. Ce n'est qu'en 1951 que son nom lui a été attribué, la localité en ayant eu d'autres avant, notamment celui de Roquemaure qui était aussi le nom du bureau de poste (1923-36) et du territoire dont elle a été détaché. Le lac Abitibi sépare les deux. La baie Nepawa de ce grand lac offre des plages belles et invitantes à ceux qui savent en profiter, à Clerval notamment.

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DUPARQUET (120 kilomètres carrés)
Duparquet (25 kilomètres environ directement au sud de La Sarre), qui tire son nom du canton, a vu le jour après la découverte d'un gisement d'or par le prospecteur Beattie (Beattie Gold Mine). Le gîte minier a été trouvé en 1912. La ville a été érigé en 1933, la même année que le bureau de poste homonyme. Un militaire est à l'origine du nom. Des noms, Duparquet en a eu avant ce dernier: Akokekami, Lac-à-l'Os, Sec et Mine-Beattie. Cette mine a été exploitée de 1933 à 1956. La paroisse a pour sa part pris le nom de St-Albert-le-Grand, en 1939. Duparquet, c'est le paradis des pêcheurs et chasseurs. Le lac Duparquet y est bien connu. La pêche blanche y est populaire. La motoneige aussi, pour s'y rendre. Les sentiers y sont bien présents. Ils relient La Sarre et Rouyn-Noranda et passent par là. On retrouve un magnifique terrain de golf à Duparquet. Il remonte à la mine, cela va sans dire. 650 Duparquetois sont présents en ces lieux magnifiques.

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DUPUY (122 kilomètres carrés)
Une millier de citoyens vivent à Dupuy, St-Jacques-de-Dupuy en réalité. Cette municipalilté est située à peine à une dizaine de kilomètres de La Sarre. C'est un territoire peu peuplé évoquant vaguement une croix. La rivière Des Méloizes baigne sa partie est. La municipalité a reçu ses premiers colons en 1912. La paroisse (Saint-Jacques-Le-Mineur) a été fondée en 1916 et son statut canonique a été confirmé en 1919. St-Jacques, c'est un apôtre. Dupuy, c'est l'abbé Jean-Baptiste D., un missionnaire au poste de traite du lac Abitibi. Le statut civil de Dupuy a pour sa part été reconnu en 1920. Un bureau de poste a porté ce même nom. Il avait été ouvert en 1917. L'économie de Dupuy, qui appartenait avant sa fondation au territoire de La Reine, tourne autour de l'agriculture, des mines et de la forêt.

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GALLICHAN (74 kilomètres carrés)
Gallichan se trouve à environ 25 kilomètres au sud-ouest de La Sarre. Près de 470 habitants y vivent. Dès 1922, les colons s'y installaient. Le lieu avoisinne la rivière Duparquet, dans le canton du même nom. On a d'abord nommé le lieu St-Laurent-sur-Rivière-Duparquet, à cause de la configuration du cours d'eau qui rappelle fleuve St-Laurent. En 1926, la paroisse retenait le nom St-Laurent. Érigée canoniquement en 1937, elle s'appelle St-Laurent-de-Gallichan.Cette appellaation sera reprise en 1958 avec la création de la municipalité de St-Laurent qui est toutefois devenu Gallichan en 1986, du nom de François G., constructeur d'un important moulin à scie au début des années 1920 sur un îlot de la rivière, en face du village. Le bureau de poste s'appelait déjà Gallichan en 1934.

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LA REINE (98 kilomètres carrés)
À 20 kilomètres au sud-est de La Sarre, on retrouve la municipalité de La Reine, collée sur la frontière Québec-Ontario. Quelque 380 La Reinois y vivent. Les premiers défricheurs s'y sont installés en 1913 et ont fondé la mission St-Philippe-de-La Reine l'année suivante. La localité a d'abord été érigée en tant que municipalité des cantons unis de La Reine-et-Desmeloizes-Partie-Ouest. C'était en 1917. En 1949, elle devenait La Reine. En 1981, elle est fusionné avec la municipalité de village qui portait le même nom. Le canton proclamé en 1916 et une rivière portent également cette dénomination. Mais d'où vient-il, ce nom? D'un régiment, pour suivre la tradition des noms de lieux, en Abitibi. L'agglomération a déjà été identifiée par le nom d'une gare: Okiko. Les Algonquins appelent encore aujourd'hui la rivière La Reine Okikadosag Sibi, ce qui signifie la rivière du cyprès ou pin gris.

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MACAMIC (202 kilomètres carrés)
La ville de Macamic, sise à une quinzaine de kilomètres à l'est de La Sarre, a connu sa dernière fusion en 2002. C'était avec Colombourg. Et en 2001, elle s'était regroupée avec la municipalité de paroisse. C'est en 1919 que la ville macamicoise a vu le jour. Ç'a été à titre de municipalité de village jusqu'en 1955. Et sa fondation s'est faite et presque en même temps que la municipalité de paroisse qui la circonscrivait de toutes parts dès le tournant des années 1910-1920. ''Citadins'' et ''campagnards'' se démarquaient nettement. Quand on dit Macamic, on pense tout de suite à activités agricoles et forestières, mais on peut aussi ajouter minières. On est en Abitibi après tout. Macamic vient de Makamik qui signifie castor boiteux. C'est d'abord le nom d'un lac, une des deux pièces majeures du réseau hydrographique local avec la rivière Loïs. Sait-on que la municipalité de paroisse de Macamic avait d'abord été érigée en municipalité de cantons unis (Royal-Roussillon-Poularies), en 1918? La municipalité de paroisse était ensuite devenue Royal-Roussillon-de-Macamic, en 1952. Makamik a été retenue comme nom en 1961. Entre 1915 et 1949, le bureau de poste portait ce nom. L'Église s'est installée en 1916 à Macamic. C'est la paroisse St-Jean-l'Évangéliste-de-Macamic (canon en 1918). Les Macamicois sont au nombre de 3000 environ.

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POULARIES (167 kilomètres carrés)
Poularies, qui compte quelque 700 habitants, a été formée avec le territoire détaché de la municipalité de cantons unis de Royal-Roussillon-et-Poularies. Cette municipalité est située à environ 30 kilomètres au sud-est de La Sarre. Les Poularois ont commencé à défricher le territoire dès l'ouverture du canton en 1916. Un important feu de forêt a facilité leur travail en 1919. Les fidèles ont fondé leur paroisse en 1921 (Ste-Rose-de-Lima-de-Poularies, avec l'érection canonique de 1926). L'est du territoire de Poularies est arrosé par la rivière Loïs.

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NORMÉTAL (55 kilomètres carrés)
La ville de Normétal, où vivent environ 1000 personnes, des Normétaliens, est née d'une mine. Avec son nom, on pense tout de suite aux mots métal et nord. Bel agencement d'idées, il faut le dire. Ça n'avait toutefois rien à voir avec l'or. C'était une mine de cuivre et de zinc, avec, comme toujours, un tout petit peu de métal jaune et d'argent en bonus. Le village naissant en 1923 a porté un temps le nom d'Abana, d'Abana Mine qui a acquis les droits miniers en 1925. En 1937, la Normetal Mining Corporation se portait acquéreure de la mine et la nom de la municipalité créée en 1945 viendrait de là. Cette mine assurait la subsistance de la majorité de la population. À sa fermeture, en 1975, des Normétaliens ont massivement quitté la ville. De nouvelles entreprises n'ont pas été créées avec des sommes d'argent générées par la mine et cette absence de structure économique diversifiée a donné les résultats qu'on connaît encore aujourd'hui avec les mines. Voilà un bon exemple du problème d'une économie de ville mono-industrielle. C'est à l'État d'intervenir pour ne plus que de tels scénarios se reproduisent. Je dis que les compagnies minières devraient avoir l'obligation de mettre de l'argent dans un fonds de développement économique tout comme elles sont obligées de le faire (et ce dès l'ouverture, au Québec comme en Ontario) en vue de la restauration du site à sa fermeture. Après tout, c'est notre ressource. Les humains travailleurs comptent autant que les humains actionnaires. Fait à noter, Normétal est située à la limite nord de l'Abitibi-Témiscamingue, à cheval sur le 49e parallèle, la frontière sud de la région Nord-du-Québec. Normétal est localisée à 25 kilomètres au nord-ouest de La Sarre, juste à côté de la frontière Québec-Ontario.

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PALMAROLLE (118 kilomètres carrés)
C'est en 1911 que s'est amorcé le peuplement du territoire de Palmarolle (située à 16 kilomètres au sud de La Sarre) avec l'arpentage du canton qui sera officiellement proclamé en 1916. L'érection de la municipalité devait toutefois survenir 14 ans plus tard. On n'a toutefois pas tardé à exploiter les terres du coin, parmi les plus fertiles de l'Abitibi, jusque là. Dès 1916 et 1918, plusieurs familles arrivaient par le chemin de fer transcontinental qui donnait accès au territoire. En 1921, la paroisse Notre-Dame-de-la-Merci était érigée canoniquement. Palmarolle est le patronyme d'un militaire. En 1930, la localité de Palmarolle était donc érigée en municipalité. Cette vaste superficie peu peuplée (quelque 1500 Palmarollois) traversée par la rivière Dagenais a été détachée en partie de la municipalité de canton de La Sarre.

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RAPIDE-DANSEUR (174 kilomètres carrés)
Rapide-Danseur se trouve à 35 kilomètres au sud de La Sarre. Cette municipalité porte ce nom parce que l'eau semble danser quand elle sautille sur les roches, dans la modeste cascade qu'on retrouve au confluent des rivières Cachée et Duparquet. Le nom attribué au lieu par les Algonquins, Opacitcicimosik, fait référence à une danse, mais pas une danse des rapides. Ça signifie ''là où il faut danser pour traverser''. On imagine alors des personnes sautant d'une roche à l'autre. Se peut-il qu'on devait bouger, danser, pour se réchauffer après avoir été obligé de traverser la rivière à gué, de l'eau jusqu'à la ceinture. Il n'y avait pas de pont à l'époque. L'endroit a également été appelé Opacitcicimosik qui a pour signification ''là où s'arrête pour danser, se dégourdir''. Cette dénomination existerait depuis deux ou trois siècles. C'était le dernier portage avant d'atteindre le poste de traite du lac Abitibi. Une carte de 1901 indique Portage-Danseur. Ce territoire a été colonisé en 1928 et municipalisé en 1980. Dans les premières années de sa colonisation, un bureau de poste y portait le nom de Bonne-Nouvelle, entre 1937 et 1944. Cette année-là, on lui a donné la désignation de Rapide-Danseur. Au cours des ces années, en 1940, l'église réputée de Rapide-Danseur était construite. Sa paroisse était consacrée à St-Bruno. Plusieurs Rapide-Danseurois ont quitté les lieux après la fermeture de la mine Beattie et un arrêt de l'exploitation forestière en 1956.
Aujourd'hui, environ 300 habitants vivent au sein de cette communauté.

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ROQUEMAURE (120 kilomètres carrés)
Roquemaure, sise à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de La Sarre, s'appelait Saint-Anne-de-Roquemaure, aux débuts de sa colonisation. Et on la désigne encore souvent sous ce vocable. Les premiers colons s'y étaient rendus, en 1933, sous la gouverne de la Société de colonisation du diocèse de Québec dont la maison-mère était située à Saint-Anne-de-la-Pocatière. La première messe célébrée à Roquemaure l'a aussi été à la fête liturgique de la grand-mère de Jésus, Sainte-Anne. Roquemaure évoque la mémoire d'un militaire. Le canton où se trouve Roquemaure porte aussi ce nom. Roquemaure est devenue municipalité en 1952. Sa limite est la rivière Duparquet. Le lac Abitibi se trouve à l'ouest et au nord de l'agglomération. Les Roquemauriens ont été les premiers au Québec à se doter d'une coopérative et d'un syndidat de consommation. C'était en 1934. On voulait ainsi éviter de se faire manger la laine sur le dos comme nouveaux arrivants. Il y a même eu un syndicat de téléphone, avec une centaine de sociétaires et près de 50 kilomètres de lignes, en 1950. Il y a même eu les Chantiers coopératifs, pour l'exploitation de la forêt locale. Pas moins de 450 personnes habitent à Roquemaure.

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STE-GERMAINE-BOULÉ (111 kilomètres carrés)
Les Germainiens sont réputés pour la quantité importante d'objets en laine qu'ils fabriquent en raison des nombreux moutons qu'on élève à Sainte-Germaine-Boulé, dans plusieurs fermes ovines profitant de terres passablement fertiles arrosées par les rivières Poularies et Dagenais.. On retrouve un rouet géant, Place du Cinquantenaire. Il est inscrit dans le livre Guiness des records, pour son volume. On entend souvent l'erreur Ste-Germaine-de-Boulé. Une autre existe, celle de ne mettre d'un L à Boulé. Hélène Boullé est le nom bien orthographié de l'épouse du fondateur de Québec, Samuel de Champlain, qui sert à désigner Ste-Germaine. Un bureau de poste portait ce nom depuis 1936. Entre cette année et 1934, il était appelé Sainte-Germaine. Une mission s'est établi dans cette localité en 1935. La paroisse officielle n'a toutefois vu le jour qu'en 1952. Une municipalité de paroisse est née en 1954. Elle est devenue municipalité sans désignation seulement quelques mois plus tard. Les Germainiens, habitants de cette municipalité, sont de nos jours au nombre de 1000.

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STE-HÉLÈNE-DE-MANCEBOURG ( 68 kilomètres carrés)
Sainte-Hélène-de-Mancebourg n'est située qu'à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de La Sarre, dans la partie sud-est du canton de La Reine, à proximité du lac Abitibi. Les premiers pioniers y sont arrivés en 1912, suivis d'autres au début des années 1920. Il y a eu une mission dès 1937. En 1949, c'était l'érection canonique de la paroisse du même nom. Une municipalité de paroisse voyait le jour en 1941. Le coin était jadis connu sous l'appellation Ste-Hélène-de-La Sarre, puis de Mance. En 1937, le bureau de poste portait le nom de Mancebourg. Mance, c'est le nom de la fondatrice de l'Hôtel-Dieu de Montréal, Jeanne Mance. Les habitants de cette municipalité sont des Mancebourgeois. Ils sont près de 400.

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ST-LAMBERT (101 kilomètres carrés)
Saint-Lambert occupe l'extrémité nord-ouest de la région de l'Abitibi-Ouest et est collée à l'Ontario. C'est une municipalité de paroisse issue, en 1938, du détachement d'une partie de la municipalité de canton de La Reine-et-Desmeloize-Partie-Ouest. La rivière Chaboillez y coule. Une colonie s'y est implantée en 1921. En 1925, le bureau de poste portait le nom de la municipalité mère, Des Méloizes, anciennement orthographiée Desméloizes souvent soudé avec le nom St-Lambert dans l'usage local de jadis. Un militaire est à la source du nom Des Méloizes. Pour St-Lambert, c'est un évêque. Les Lambertiens sont les résidants de cette localité de 236 habitants qui vivent d'agriculture, mais aussi, dans une moindre mesure, de forêt, de pâtes et papiers et de mines.

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TASCHEREAU (247 kilomètres carrés)
La municipalité de Taschereau a fusionné avec la municipalité de village du même nom fin 2001, ce qui a fait passer sa superficie de 12 kilomètres carrés. 1000 Tascherellois y vivent. La première municipalité avait été détachée du village devenu enclave en 1929. On retrouve les lacs Robertson et Taschereau, dans cette grande municipalité issu d'un regroupement. C'est la porte d'entrée nord du Parc national d'Aiguebelle voué à la conservation et à l'interprétation de la nature. Le territoire de Taschereau a reçu ses premiers occupants en 1911. Une mission y a ouvert en 1914: St-Pierre-de-Privat (Privat est le nom du canton donné à la mémoire d'un militaire). La paroisse est née en 1919. En 1922, la municipalité était reconnue sur le plan civil. C'était la municipalité de canton de Privat. Le bureau de poste avait déjà cette désignation en 1915. L'appellation a été changée pour Taschereau en 1926 et a été reconduite lors de l'accession de l'agglomération au statut de municipalité de village, en 1980. Taschereau rend hommage à Louis-Alexandre T., premier ministre du Québec de 1920 à 1936. Taschereau est devenu un centre ferroviaire important grâce à la ligne de chemin de fer construite en 1927 pour gagner Rouyn-Noranda, au sud. Taschereau était un carrefour. La gare portait le nom de O'Brien.

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VAL-ST-GILLES (108 kilomètres carrés)
À 24 kilomètres au nord de La Sarre se trouve Val-Saint-Gilles, une municipalité de près de plus de 150 habitants dont le gentilé est Saint-Gillois. La colonisation de l'endroit a commencé vers 1935. À la fin des années 1930, l'implantation de la paroisse Saint-Gilles-de-Clermont a été réalisée. Les premiers services religieux remontent à 1937. En 1939, c'était l'érection civile. Détachée de la municipalité de canton de Clermont en 1939, Val-Saint-Gilles obtient le statut de municipalité et prend le nom du bureau de poste.Les gens de ce patelin travaillent à l'extérieur de leur localité qui est surtout dortoir. Mais la nature y est belle. La rivière Tugeon serpente la partie nord-ouest de la municipalité. Le territoire municipal aux contours fort irréguliers se trouve dans le canton de Clermont.

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